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Petit retour sur IPFuck !

Dimanche soir je lançais IPFuck, une extension firefox d’HTTP poisoning. Le concept étant assez technique et surtout très abstrait je m’attendais à ce que certains aient du mal à en saisir l’intérêt voire que d’autres comprennent complètement de travers le but de cette extension. J’ai donc surveillé (autant que possible) ce qui s’est dit un peu partout sur la toile et il s’avère que j’avais raison d’avoir peur…

Je me dois donc de revenir ici sur le fonctionnement et le principe d’IPFuck en répondant aux interrogations que j’ai le plus souvent relevé. J’en oublie surement, mais ces points là sont fondamentaux et doivent être traités maintenant (si bien que j’ai sauté ma pause repas et suis en train de bouffer un sandwich devant l’admin de WordPress pour ça ^^).

C’est dégueulasse, ça va faire accuser des innocents

Oui, mais non : effectivement si la justice s’entête à considérer l’adresse IP comme une information nominative il va y avoir un certain nombre de faux positifs. Mais ce que je fais là, de façon automatisée, est faisable depuis des années avec un niveau en informatique très relatif. J’ai juste accéléré le process en l’automatisant , les faux positifs existent depuis que l’IP existe et sont une vraie plaie compte tenu du caractère sacro-saint donné à l’IP par la justice.

C’est justement pour faire sauter cette idée selon laquelle l’IP est une information sûre que j’ai créé IPFuck… Pour que la justice prenne conscience du fait que l’IP est un indice et non une preuve !

Je peux pas télécharger deux fichiers à la fois sur Rapidshare

Sans déconner ? Une plateforme qui gagne des millions en louant de la BP à des ados en manque de p0rn a mis en place des systèmes de sécurité un peu plus évolués que ceux que l’on peut contourner avec une extension firefox de 13ko ? Zut alors !

Plus sérieusement : ce n’est pas le but d’IPFuck que de vous faire économiser 17€ tous les trimestres… Et oui un certain nombre de sites et services se basent encore sur l’adresse IP telle que transmise par la couche de transport du réseau. La bonne nouvelle c’est que la protection de ces sites là peut être bypassée par l’utilisation d’un vrai proxy qui n’en n’aura que faire des adresses IP envoyées sur la couche application du réseau et qui pourtant (jusqu’à IPFuck et à part dans de très rares cas jusque là) contient la réelle adresse IP du visiteur. Continuer la lecture

IPFuck : alors comme ça l’adresse IP est une donnée sure ?

Depuis qu’internet existe le legislateur n’a eu de cesse de vouloir le contrôler. Parfois en essayant d’en contrôler le contenu, souvent en essayant d’en contrôler les acteurs. Pour ce faire il se basait souvent sur une donnée réputée sûre : l’adresse IP.

Mais les choses ont évolué et les technologies avec et, aujourd’hui, cette donnée n’est plus une donnée sûre !

Pourtant les lois qui continuent à être votées, Hadopi en tête, se basent toutes sur un relevé de ces fameuses adresses.

Depuis des mois (peut-être même plus d’un an) je ne laisse mon adresse IP presque nul part à l’aide d’une extension firefox que je vous avais déjà présenté ici : Modify Headers. Mais cette solution ne me suffisait plus et au vu des événements récents j’ai commencé à me poser des questions sur une généralisation et une simplification de cette méthode que j’utilisai jusqu’alors.

Puis l’actualité a été défrayée par un certain SeedFuck, logiciel de torrent poisoning dont je vous ai rapidement parlé sur mon dernier billet à propos d’Hadopi.

C’est ça ! Il faut que je combine les deux outils pour arriver à une solution très simple à l’utilisation et qui finisse d’achever l’adresse IP qui, encore aujourd’hui, fait accuser des innocents…

C’est ainsi qu’est né IPFuck (nommé d’après SeedFuck donc), le premier logiciel d’HTTP poisoning. Le principe est sensiblement le même qu’avec SeedFuck : il s’agit d’envoyer, en plus de sa vraie adresse IP que l’on ne peut pas masquer sans que les paquets ne se perdent, trois adresses générées aléatoirement, selon des règles que vous choisissez dans les options, ou parmi une liste d’adresses que vous choisissez.

Le serveur qui reçoit la requête l’interprète et renvoie la réponse au bon endroit. La navigation se passe donc exactement comme si vous n’aviez pas installé l’addon pour vous. Mais le site sur lequel vous vous êtes connecté a enregistré (potentiellement, tout dépend du code utilisé) 4 connexions différentes, dont trois sont effectuées avec une adresse qui ne vous appartient pas.

Et pour télécharger ce tout petit plugin qui devrait (enfin) finir de persuader quelques bien pensants que l’adresse IP n’est plus une preuve, c’est ici que ça se passe : IPFuck !

Important : quelques précisions sur l’utilisation et les limites d’IPFuck.