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Rejoignez le Parti Pirate !

Avant toute chose je tiens à dire que les messages de soutien reçu depuis quelques jours me vont droit au cœur et que je ne saurai jamais être assez reconnaissant envers toutes ces personnes qui m’ont témoigné tant de choses (les mécontents existent aussi, heureusement, mais je m’en fiche un peu…).

La question qui revient le plus souvent est : que va devenir le PP une fois que je l’aurai quitté.

La réponse est simple : la même chose ! J’étais effectivement un des visages du PP, mais l’ensemble de l’équipe qui m’a aidé depuis mon entrée au PP reste la même, elle reste convaincue des idées et de la méthode (les urnes) du PP…

Je suis parti parce que je n’avais plus le courage d’assumer la charge de travail que je m’étais moi-même imposé (pas du genre à faire les choses à moitié, jamais) en courbant l’échine sous la critique. Ce travail qui était effectivement imposant, peut tout à fait être distribué à plusieurs membres – il doit l’être – et représenter quelques heures par semaines et par membre.

Ce parti doit grandir, il doit fédérer des gens de tous les horizons et tous doivent travailler ensemble, dans la bonne humeur, pour véhiculer nos idées.

Les idées sont la base de ma vie, la base de la nature Humaine et je veux que ce que j’ai entrepris avec le PP ne retombe pas comme un soufflé. Je vois des gens se remotiver et relancer la machine, au moment même où j’écris ces lignes, pour que le PP me survive. Ce que j’aimerai voir aussi c’est une prise de conscience sur l’intérêt de s’engager, d’une façon ou d’une autre au PP pour que celui-ci dispose de plus de crédibilité par le chiffre mais surtout de plus de personnes impliquées et abattant un boulot qui est réalisable.

L’ambiance est cool, les réunions se font en général en téléconférence avec une bière sur le bureau… Enjoy bordel !

Il faut vraiment comprendre que les politiques en place ne s’occuperont pas de nous, ou de nos idées, avant que l’on ait commencé à leur piquer leur boulot !

Et comme le dit Rick Falkvinge : « amusez vous en le faisant, changer le monde en s’amusant… C’est pas dégueulasse » (ouais je paraphrase et si t’es pas content c’est pareil ! ;))

Je démissionne du Parti Pirate

Depuis un peu plus de six mois je passe une partie grandissante de mon temps à faire avancer un projet en lequel je crois dur comme fer (non ma décision de ce soir n’impacte en rien mes convictions) : le Parti Pirate. Ce que je fournis comme travail pour le PP est fait à titre bénévole et je ne reçois, comme tous les membres actifs, pour seul dédommagement que la satisfaction du travail bien fait.

J’y ai laissé ma santé (passant d’un demi paquet de cigarettes par jour à un et demi notamment), mes nerfs, des amis que je n’ai plus le temps de voir, et mon couple…

Depuis quelques semaines, plusieurs membres en vue du PP ont commencé à véhiculer des idées qui s’éloignaient du PP et qui, pour certaines, étaient non seulement légalement répréhensibles mais également moralement. J’ai essayé, comme beaucoup d’entre nous, d’expliquer à ces personnes que tous autant que nous étions nous appliquions une certaine modération pour éviter de voir reprochés les positions personnelles de certains à l’ensemble du PP.

Ce matin, un de ces membres a publié un contenu qui m’a, pour des raisons personnelles, mis hors de moi et bien que j’ai commencé par lui expliquer calmement la situation aucune entente n’a été trouvée. J’ai donc poussé une gueulante (et je ne me suis énervé que deux fois en dix ans, c’est dire si j’ai tendance à être calme) qui m’a value d’être joyeusement traité de censeur.

Aussi j’ai pris cette décision difficile, qui ne remet aucunement en cause la pertinence d’avoir un PP en France, de quitter cette organisation à laquelle j’ai tant donné et de laquelle j’ai reçu des propos si blessants.

Je n’aurai probablement pas eu à prendre pareille décision si le nombre de membres était plus élevé et si je n’avais pas eu à m’impliquer autant. Aussi aujourd’hui plus encore je vous encourage à rejoindre le Parti Pirate qui a tout mon soutien (extérieur) et qui a besoin de vous.

Quatre mois déjà à la présidence du Parti Pirate

Si le temps passe vite quand on s’amuse, il semble passer encore plus vite quand on travaille sur des projets passionnants. La présidence du Parti Pirate est probablement le projet le plus intéressant que j’ai eu l’occasion de mener (à peine devant ma première expérience d’entrepreneur). Quatre mois après ma prise de fonction le 21 octobre 2010 je vous propose un rapide (et non exhaustif) retour d’expérience.

La première question qui se pose est celle de pourquoi je me suis engagé à ce point et de cette façon dans ce combat. La réponse à cette question est bien longue et je prépare par ailleurs un livre sur le sujet (comprenez que ça ne passe pas dans un blog post, mais le livre sera bien sûr dispo sous licence libre dans les mêmes conditions que mon roman en préparation).

Pour faire court, le contrôle du Net, et plus exactement sa libération, sont des enjeux sociétaux majeurs et j’ai pris conscience de cela très vite. Je ne me souviens pas quel a été le déclic qui m’a fait adhérer au Parti Pirate mais cet engagement est dans la droite lignée des positions idéologiques que je défends, ici notamment, depuis des années déjà.

J’ai rejoins le Parti Pirate par dépit : je ne me retrouve pas dans les politiques menées par les partis de « premier plan » et j’ai décidé de me sortir les doigts du cul pour pouvoir voter pour un parti en qui j’ai une pleine confiance et surtout qui appréhende les sujets qui m’inquiètent d’une autre façon que par populisme ou pour restreindre des libertés.

Nous sommes à une époque charnière qui marquera l’avenir du droit des technologies de communication actuelles et à venir. C’est maintenant que nos libertés se jouent pour les années à venir et probablement pour celles de nos enfants (enfin les vôtres, moi je sais pas si j’aurai le temps ^^).

Grâce à ce poste j’ai rencontré énormément de monde, que les rencontres soient virtuelles ou physiques, j’ai fait évoluer mes points de vue et mes jugements sur des acteurs que je côtoie maintenant presque tous les jours, des artistes, des producteurs, des hystériques du Net, … C’est bien simple : si vous me proposez de boire un café avec vous (et que c’est géographiquement possible) cela se fera !

J’ai ainsi rencontré des gens connus, d’autres moins, des gens intéressants, d’autres moins, … J’ai discuté avec des gens de tous les pays, nous nous sommes rendu des services mutuels ; j’ai participé à et coordonné des téléconférences du Parti Pirate International réunissant, quotidiennement au plus fort des manifestations Tunisiennes puis Égyptiennes, des pirates de tous les pays du monde ; j’ai travaillé avec des ONG et des organes de presse pour rendre compte de ce qui se passait à l’étranger ou dans notre pays ; …

Plus que jamais je suis convaincu des valeurs qui m’ont fait rejoindre le Parti Pirate et plus que jamais je suis prêt à y dédier tout (ou presque) mon temps libre !

Bref je me suis beaucoup enrichi, tant aux côtés des pirates qu’aux côtés de « ceux d’en face », sans pour autant perdre mes idéaux (ils s’en sont même vus renforcés).

Une mention particulière revient bien sûr à toute l’équipe du PP (élus et membres actifs) qui le fait vivre au quotidien et qui a au moins autant de mérite que moi (ou autant de tort selon les points de vue, on ne partage pas que les bonnes choses hein !) dans ce que le PP devient petit à petit.

Un grand nombre de projets sont à l’étude, en train d’être finalisés à l’échelle du parti. Ce n’est pas à moi de vous en parler ici, mais j’aime à voir que les choses évoluent vers un modèle qui fonctionne bien en interne et nous permet de travailler efficacement pour pouvoir proposer ce qui était mon but initial en me présentant à la présidence du PP : un parti pour lequel j’ai envie de voter (si je pouvais ne pas être le seul ça serait encore mieux).

Se pose la question, même s’il est un peu tôt, de savoir si je me présenterai à nouveau l’année prochaine pour continuer ce travail. Je vous avoue très sincèrement que je n’en n’ai aucune traitre idée à l’heure actuelle : c’est clairement éprouvant au quotidien et je prends un retard fou sur mes projets perso, mais je ne sais pas si je pourrai retrouver une vie « normale » tout de suite… wait & see !

Je suis fier d’être un pirate

De toutes part les lobbies de l’industrie du divertissement et les politiques essayent de nous faire croire que le mot pirate est sale. Que le pirate est un égoïste qui va gaver son disque dur du travail des autres sans aucune considération pour celui qu’il serait en train de « voler ». Je me revendique pirate et j’en suis fier, parce que la réalité d’un pirate est à des années lumières de cela !

La réalité d’un pirate est bien différente de ce que l’on veut nous faire croire pour protéger ceux qui sont finalement les plus néfastes à la culture : ceux qui vont décider de ce que vous écouterez, regarderez, achèterez demain… Ceux qui finalement font de l’argent sur le travail des autres sans aucune considération pour celui qu’ils sont en train de voler (vous remarquerez que les guillemets ne sont plus de circonstance).

Un amoureux de la culture et de la découverte

Le partage – ne me parlez pas de téléchargement – est un acte noble, il s’agit de faire profiter de ce que l’on possède à quelqu’un d’autre. Le partage à l’ère numérique a une portée philosophique encore plus importante à mon sens : on partage plus, on partage mieux et on partage avec d’illustres inconnus.

Si un modèle de société pouvait se créer sur ce principe à l’échelle mondiale (je ne parle pas de communisme où il reste un point central mais de réel partage décentralisé) on vivrait en pleine utopie. A l’échelle de la culture et de l’information on partage déjà, philosophiquement, l’essentiel (oui c’est plus important de manger mais on va se contenter d’une approche strictement philosophique).

Finalement quand je partage une œuvre, je ne fais qu’appliquer les préceptes enseignés par nos parents (enfin je ne sais pas pour les tiens mais j’avais intérêt à ne pas garder l’ordi trop longtemps quand je n’en n’avais pas encore une dizaine à moi tout seul). Internet a juste changé l’échelle de ce geste et la portée, à la base restreinte au seul cercle d’amis, s’internationalise et se diversifie.

On peut partager des informations avec un Chinois sur Twitter, on peut partager de la musique avec un Finlandais, … Les possibilités sont infinies et là encore c’est beau. J’ai toujours, à 23 ans et alors que je suis un pirate depuis des années, un petit frisson quand je lance mon client P2P – je sais ce qui se passe derrière et à quel point la technologie rapproche et cultive les gens.

Certains sont attachés à l’objet disque, ou au DVD et continuent à en acheter alors que la plupart commence à comprendre qu’ils se font joyeusement entuber. Moi je suis attaché au partage et je trouve qu’un disque en plastique ou une interface de commerce en ligne sont froids et n’apportent rien…

Un intérêt pour l’intérêt

Être pirate c’est avant tout être curieux. C’est peut-être même le seul point commun avec le hacker moyen avec qui on le confond trop souvent.

Je suis curieux de tout, je passe des heures chaque semaine à écouter de la musique de tous les pays, à découvrir des artistes, des cultures, des façons de penser, des gens, … Tout cela grâce au piratage !

Réfléchissez un instant à ce qu’aurait été le monde de la musique sans le piratage…

Personnellement je vois une dizaine de majors qui décident de ce que le peuple, ignare qu’il est, aura le droit d’écouter ou pas. Grâce au piratage, qui a mis les majors en question face à leurs responsabilités, des offres concurrentes au système centralisé de diffusion de la culture on commencé à émerger, des entreprises se sont fondées pour proposer de la musique libre, d’autres sur un business model tout à fait différent de la vente de CD physiques,…

A l’heure actuelle on dispose d’un choix jamais égalé pour se cultiver ou s’informer. Ce choix se serait de toutes façons élargi avec le développement d’Internet en soit, mais le partage à grande échelle a foutu un bon gros coup de pied au cul des acteurs en place et qui régissaient les goûts des populations mondiales.

Les pirates sont les vrais amis des artistes

C’est un constat que j’ai vu vérifié depuis trois mois que je suis à la tête du Parti Pirate : les artistes les vrais aiment à être piratés ! Un « artiste » qui se bat contre « le téléchargement illégal » est un business man qui ne réfléchit plus en terme de créations mais d’argent, et qui de plus réfléchit très mal !

Un point commun à beaucoup de pirates est le fait qu’ils produisent eux aussi, que ce soit des textes, de la musique, des photos, … et certains même de façon professionnelle.

Pour ma part j’écris ici, ailleurs, dans des bouquins (faut que je m’y remette), j’ai fait de la photo (plus le temps), j’aimerai faire de la musique, … Et croyez-vous que je m’offusquerai quand on me partagera ? Non ! Il faut, pour le bien de la création, que celle-ci voyage, qu’elle rencontre son public !

Pourquoi alors certains se battent contre cela ? Parce qu’ils ont trouvé un moyen de vivre de leurs créations et qu’ils ont peur que cela s’arrête… Mais si cela doit s’arrêter ce ne sera jamais parce que l’on vous partage trop, ce sera parce que votre public ne vous plébiscite plus. Quel meilleur moyen pour cela que de s’attaquer à la main qui vous nourrit sans réfléchir un instant à ce que le public, qui a justement permis aux artistes d’arriver à vivre de leurs création, va penser de se voir ainsi traité…

Mais surtout les pirates sont les seuls à demander à ce que les moyens de rétribuer la création évoluent et favorisent à la fois le public – ce qui permettra à celui-ci de continuer à profiter de la profusion de choix qui s’offre à lui – et l’artiste ! Les politiques et les lobbies n’ont finalement d’autres intérêts qu’eux même dans ce combat qu’ils mènent face aux pirates.

Toute personne clamant que le piratage tue la culture ou l’artiste est un démago qui sait très bien qu’il ment et pourquoi il le fait : la culture ou les artistes ne disparaitront jamais, les intermédiaires et les vendus oui…

Je suis un pirate et c’est probablement un des traits de ma personnalité dont je suis le plus fier !

Des pirates et des artistes…

A mon grand étonnement j’ai appris il y a peu que certaines personnes considéraient le Parti Pirate comme une organisation « anti-artiste ». Si je ne peux m’exprimer sur ce point au nom du PP ici je tiens à témoigner de ma vision personnelle des choses, en tant que pirate assumé.

Aujourd’hui on utilise le mot pirate à tout va, là où le mot était utilisé pour désigner une personne qui tue, viole et pille il y a quelques décennies les lobbies divers et variés de l’industrie ont réussit à détourner la signification pour que le terme soit à applicable à presque tout un chacun.

Mais qu’est ce qu’un pirate ?

Un pirate (actuel) est quelqu’un qui veut profiter de la culture telle qu’elle existe sans pour autant passer systématiquement à la caisse. Cet acte peut avoir plusieurs raisons qui à elles seules pourraient faire l’objet d’un article, mais le fondement est là : un pirate est un public.

Pour ma part j’achète des livres presque au kilo, je télécharge de la musique, des séries et de films de façon très régulière (en tout cas quand mon emploi du temps me le permet), je vais à des concerts, des expos, des représentations de théâtre… Bref j’aime l’art !

Je l’aime tellement qu’une grosse part de mon budget passe effectivement là dedans et que j’y consacre une grande partie de mon temps, que je pourrai passer tout autrement à boire et faire la fête avec des amis…

Qu’est-ce que l’art ?

L’art est un synonyme de la création, c’est une notion qui peut désigner à peu près n’importe quoi qui ait été créé pour divertir et pas pour assouvir un autre but.

Ceux qui créent sont parfois appelés des artistes (certains rejètent ce terme), mais ce n’est pas cela qui est important à la base : c’est l’art en lui même.

Ainsi lorsque l’on promeut un accès pour tous à l’ensemble de l’art on pense avant tout au public, mais l’essence de l’art étant de divertir (ce qui ne peut être fait sans public) les artistes en profitent par extension en trouvant un public. Et là où le législateur va penser à un type d’artiste en particulier nous souhaitons que tous, qu’ils soient signés ou non, qu’ils aient envie de l’être ou non, … aient leur chance face au public et ce, sans avoir à passer par des intermédiaires qui ont tout intérêt à limiter l’offre pour en garder le contrôle.

Peut-on décemment considérer que quelqu’un qui fait passer la création avant le créateur (toutes proportions gardées) soit contre ledit créateur ? Et cette question prend encore plus de sens lorsque l’on considère le fait que l’art a besoin d’un public et que de plus en plus d’artistes n’auraient pas trouvé leur public sans les bienfaits du piratage !

Enfin, en réduisant les pirates au simple partage des œuvres on oublie que ce sont aussi eux qui réfléchissent à un nouveau modèle de financement de la culture qui serait plus juste pour le public mais aussi et surtout pour les artistes qui sont actuellement piratés par les intermédiaires !