Archives mensuelles : décembre 2012

« Un monde meilleur » grace au Net ? #26acts

Hier je me faisais l’écho de la morosité ambiante qui amène les gens à se tourner les uns contre les autres, j’avais par ailleurs retrouvé beaucoup de ce que je pense à ce sujet dans l’article de David Abiker que j’ai oublié de relayer. Mais comme je n’aime pas regarder un verre à moitié vide sans chercher une tireuse à bière pour essayer de le remplir, le hasard (bon ok la théorie du chaos) a fait que je suis tombé sur une initiative que je veux relayer aujourd’hui : #26acts.

Vous aurez compris qu’il s’agit là encore d’un hashtag twitter (fucking société 2.0) mais cela va bien au delà…

Suite à la tuerie de Newtown, et comme c’est souvent le cas à la suite de tragédies (mon côté verre à moitié plein là), un certain nombre de bonnes idées ont émergé. Je vous avais parlé de Michael Moore qui avait décidé de relayer une version piratée de son film bowling for columbine (avec le dénouement hollywoodien que l’on sait) pour qu’il soit utile dans la réflexion qui devrait suivre, mais il y a mieux…

Pay it foward (un monde meilleur en français dans le texte) est un film, basé sur un roman du même nom, qui vient de souffler sa 12e bougie. Kevin Spacey, le visage brûlé pour l’occasion au 2e degré, y incarne un prof de sixième qui demande à sa classe de plancher sur un moyen pratique de rendre le monde meilleur. La solution du môme que l’on suivra pendant le film est de rendre des services à 3 inconnus en leur donnant pour instruction d’eux mêmes relancer le mouvement en accomplissant à leur tour trois bonnes actions et en faisant passer le message. Je vous fais pas le synopsis, je suis sur que le vidéofutur du coin (lisez The Pirate Bay) vous en dira bien plus que moi sur le film !

La réalité a depuis pris le pas sur la fiction, 12 ans après, lorsqu’une présentatrice de la chaine américaine NBC, Ann Curry, a lancé le mouvement #26acts basé sur le même principe mais appliqué sur 26 gestes de gentillesse en hommage aux 26 victimes de la tuerie. Du haut de son million+ de followers twitter elle a donc réussi à embarquer une quantité assez importante de gens autour de ce principe simple et qui fait du bien par où il passe (littéralement).

Alors c’est peut-être mon côté bisounours mal rasé mais quand j’ai découvert l’initiative j’ai eu un rictus d’enfant innocent et vu dans ma tête la fameuse phrase « faith in humanity restored » qui se fait de plus en plus rare ces derniers temps dans mon crane torturé par l’actualité. J’ai du coup relayé le truc sur twitter pour n’avoir quasiment aucune réaction… Sauf une, de taille :

 

Et là je me dis pourquoi pas ? C’est finalement pas un truc trop compliqué à faire, ça fait du bien autour de soi et même égoïstement ça fait toujours un peu plaisir aussi de faire le bien…

J’ai eu beau chercher sur la toile francophone je n’ai rien trouvé sur le sujet. Il y a donc tout à bâtir et pour une fois on pourrait importer un truc américain intelligent en moins de 2 ans (arrêtez de mettre des converse par contre, c’est laid). Je n’ai pas un million de followers, je ne pourrai pas faire grand chose sans vous alors, êtes vous partants ?

#26acts act 1 : relayer le mouvement en France 🙂

Des propos dérangeants sur Twitter ? La faute à l’Internet !

Ce fut court, ce fut bref, mais face au déferlement, sur twitter, des hashtags de mauvais gout tour à tour racistes ou homophobes notre gouvernement s’en remet aux bonnes vieilles solutions du précédent : le bouc émissaire Internet.

 

Scéance de rattrapage…

Parce que vous n’étiez probablement pas autant à vous occuper de la France que de vos carrières je me permet de redire ce que moi comme beaucoup avons défendu des années durant, couillons de citoyens que nous sommes, intéressés avant tout par la solution et non par qui la metra en place… Mes chers politiciens (de gauche maintenant, il parait), sachez qu’Internet n’a pas d’identité, pas plus qu’il n’a de conscience, pas plus qu’il n’est mauvais, con ou personifiable. Internet finalement est un outil qui ne prend de sens que lorsque ses utilisateurs s’en saisissent. Il est le reflet de ce que chacun de nous en fait, pas le contraire.

Lorsqu’un con écrit une connerie sur une feuille ce n’est ni la faute du papier ni celle de la plume si le con est con. Si par malheur le con a la bonne idée de photocopier ce papier et l’envoyer par la poste aux 25000 premières adresses des pages jaunes… C’est la faute de qui du coup ? Toujours du con non ?

Alors à quoi bon envisager de contrôler l’incontrôlable ? Pourquoi essayer, avec probablement de bonnes intentions quoi qu’elles fussent tout de même un peu ridicules, de nuir à un des vecteurs principaux de l’économie en cette période de crise, un des seuls moyens d’expression qui donne à tout un chacun la même chance face à l’autre de faire valoir ses idées, un outil de découverte et d’enrichissement culturel personnel et sociétal majeur ?

Parce que c’est la solution la plus simple, celle que l’on peut brandir sur TF1 en prétendant y avoir réfléchi des heures avec les principaux intéressés pour arriver à un paquet surprise DPI : censure et surveillance. Parce que trouver une vraie solution, fut-elle évidente dans ce cas, serait couteux et instruirait les malheureux qui se rendraient compte de la faiblesse du système actuel et du rôle qu’ils pourraient y jouer s’ils passaient moins de temps à s’en remettre à vous, nos chères élites salvatrices ?

La vraie solution passe par une vraie compréhension du problème

S’il y a une recrudescence des propos de ce type sur twitter c’est bien sûr un peu parce que cela semble plus facile… Mais peut-être un peu aussi parce que l’homophobie ou le racisme, et plus largement la confrontation à la différence quelle qu’elle soit, est en recrudescence elle même. Que de plus en plus de gens sont séduits par ces idées ou de moins en moins gênés à les exprimer, publiquement ou non.

Dans les deux cas ce ne sont pas non plus de vrais problèmes au sens le plus libre du terme : jusqu’à preuve du contraire il est autorisé de penser même les plus absurdes conneries et pire encore, de les dire… et c’est même plutôt deux bonnes choses les libertés de pensée et d’expression non ? C’est très triste par contre…

Du coup les interwebz donnent une tribune aux cons aussi. Mais l’avantage de la liberté d’expression est aussi de dévoiler plus vite encore la pensée de certains. Je sais pas vous, mais moi je commence même à trouver cela carrément génial !

Alors quel est le vrai problème ? Mais il est des plus simples : ces haines sont des symptomes elles aussi, des symptomes de choses mais surtout de gens qui vont mal. Comme vous avez trouvé l’Internet comme bouc émissaire, certains ont trouvé les gens différents, les différences, pour passer leurs soucis… C’est même d’une simplicité si enfantine que cela pourrait paraitre intelligent (bon en fait ça l’est pas) !

le chômage ? trop d’immigrés !

trop d’immigrés ? pas assez de français, la faute à ces gays qui se reproduisent pas !

le déficit ? les pauvres dans l’assistanat ou les riches qui s’exilent !

la météo ? Sophie Davant ?!

Et au milieu de tout ça on continue à nous abreuver de merde à la télé, de gossip inintéressant dans les « journaux », et de gamins payés par nos impots à se comporter comme une classe de maternelle au palais Bourbon…

S’il y a un outil par lequel la morosité peut s’évacuer c’est bien le net ! (ou l’exil, encore que je sois pas convaincu que ce soit beaucoup mieux ailleurs… mieux oui, c’est sur le beaucoup que j’ai un doute) Ne nous censurez pas, encouragez nous… Pas trop, je vous vois venir avec vos gros sabots et vos « régulations positives », juste ce qu’il faut pour que la culture puisse s’épanouir, les emplois se créer, les discussions se nouer, … bref déléguer au Net une partie du rôle de la société que vous n’arrivez plus à encourager dans les rues mais qui se fait naturellement sur le réseau.

Quand un créateur se fait déposséder du droit de partager…

Suite à la tuerie de Newtown (sur laquelle je ne reviendrai pas) Michael Moore, connu pour ses positions contre le port d’armes aux USA et particulièrement pour son film Bowling For Columbine qui faisait suite, en 2002 à une tuerie similaire, a encouragé via twitter les internautes à consulter son film uploadé « illégalement » sur Youtube… Sauf que…

Lorsque l’on essaye de clicker sur ledit lien aujourd’hui on a le droit au magnifique message suivant :

This video contains content from mgm and UMG, one or more of whom have blocked it on copyright grounds.

Je vous laisse chercher qui sont MGM ou UMG et imaginer le rôle philosophique, décisionnel, … non je déconne ils ont juste foutu du pognon et comptent bien sur la tuerie récente pour dopper les ventes, le contraire de ce que Moore, qui lui a écrit, réalisé et joué dans son film souhaitait :

Exemple isolé ? Réel renouveau ? L’avenir le dira… Mais pour le moment fait clairement scandaleux à mon humble avis !

IPFuck est maintenant disponible sur chrome / chromium

Une petite brève pour vous annoncer le portage d’IPFuck sur Chrome / Chromium par @Xafear (qui gagne une mousse pour la peine). Cela faisait un certain temps qu’un certain nombre de personnes l’attendaient (à commencer par moi à vrai dire) et @Xafear l’a fait… Merci à lui donc !

Pour ceux qui n’en ont pas entendu parler avant, IPFuck c’est ce petit outil qui fait chier les developpeurs web et qui m’avait valu pas mal d’incompréhension à sa sortie de sorte que j’ai du ré-expliquer le principe et l’intérêt du bébé.

Aujourd’hui le module sur Firefox (renommé IPFlood à la demande de Mozilla) est utilisé par plus de 14.000 personnes quotidiennement et a été téléchargé plus de 135.000 fois (oui, non moi non plus j’y crois pas).

Bref IPFuck sur Firefox c’est toujours ici : [IPFuck pour firefox]
Et maintenant sur Chrome / Chromium, c’est ici : [IPFuck pour chrome / chromium]

Et pendant que j’ai l’admin de ce blog ouverte je vais en profiter pour vous annoncer aussi la création de Acs Trigger que l’ami @Neosting m’avait demandé il y a un certain temps aussi et qu’il présente mieux que moi ici (indice : accessibilité).