Archives mensuelles : décembre 2010

Et si on cassait les numéros de dossier Hadopi ?

Hier j’ai lancé un grand appel qui a été extrêmement relayé sur Twitter : « Hadopiés, contactez moi ! » Le but était de récupérer quelques informations sur le mail reçu par les quelques personnes qui se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment et essayer de déduire une logique de tout cela pour avoir les informations qu’Hadopi elle même refuse de communiquer.

Comme je l’avais fait pour la carte musique jeune, prouvant au passage son échec et la mauvaise foi du ministère de la culture qui s’entêtait à déclarer avoir vendu 50.000 cartes alors que le site ne contenait que 22.000 inscrits (et donc clients potentiels), j’ai bon espoir de déterminer un certain nombre de choses depuis le numéro de dossier et notamment la volumétrie de notre boite à SPAM préférée.

Qu’est-ce qu’il me faut pour ça ?

La liste est courte et relativement simple : le numéro de dossier, votre FAI, la date de réception du mail, la date de l’infraction constatée et si possible le type d’oeuvre (ou l’oeuvre) téléchargée.

A partir de ces infos et en en collectant suffisamment je pourrais essayer de casser la logique, car il y a toujours une logique, qui se cache derrière ces numéros de dossier et peut-être enfin ressortir des chiffres non-trafiqués !

Pour me communiquer ces infos vous pouvez utiliser le formulaire de contact de ce blog, sur lequel j’ai désactivé le log de l’adresse IP pour un temps et y renseigner une fausse identité si vous le préférez (je suis pas Masson).

Les infos communiqués seront accessibles par moi et moi seul, elles sont conservées dans un fichier openoffice sur une clef USB cryptée qui ne me quitte jamais (je sais ça fait cliché ^^). Si je trouve effectivement la logique qui se cache derrière les numéros Hadopi je la publierai ici ainsi que mes conclusions, mais jamais je ne donnerai d’informations sur ceux qui m’ont communiqué leurs numéros de dossier.

Je me laisse un peu de temps pour attaquer cela dans la mesure où on travaille beaucoup sur la LOPPSI avec le Parti Pirate en ce moment, mais espère avoir une réponse à vous communiquer à la mi-janvier (si j’ai assez d’informations).

Donc le mot d’ordre est : faites passer le mot ! Que tous les gens qui ont un jour reçu un mail Hadopi entrent en contact avec moi et me communiquent ces infos afin de casser le sceau du secret qui n’a pas lieu d’être !

Pourquoi les labs Hadopi restent une mauvaise idée

Je l’avais déjà dit il y a quelques temps, à l’époque du lancement des labs Hadopi : on m’a proposé de rejoindre ceux-ci et j’ai refusé pour des raisons très simples et qui se confirment aujourd’hui.

En effet ce matin ce sont trois articles signés par Cécilia Gavizon (avec qui je m’était longuement entretenu pour un article) qui paraissent sur le site du Figaro à propos de la Hadopi, de ses labs et de ses magistrats.

Ainsi on apprend ce matin que des « anciens opposants à l’Hadopi » ont rejoint les rangs de celle-ci via les labs. Je vous laisse imaginer un instant la tronche que j’aurai tiré (gravatar dispo plus haut en référence, vous avez pas envie de me voir grimacer) en lisant ceci si j’avais été de ces opposants qui ont, et je conviens de la méthode, décidé d’essayer de changer les choses de l’intérieur…

Il est donc question de tenter de tirer le meilleur parti de ce que la Hadopi, texte qui comporte plus de trous que les sites du gouvernement, permet de faire. Bien sûr on ne perd pas d’esprit le but initial avoué de la Hadopi : la lutte contre le téléchargement « illégal ». Et surtout pas le logiciel dit de sécurisation qui refait surface en cette période où les français sont en famille et loin de tous ces problèmes…

Résultat, avant même le lancement des travaux de ces labs, la récupération médiatique commence et les « anciens opposants » n’ont plus d’autre choix que de se fier à la prétendue bonne foi d’une équipe dirigeante qui orchestre joyeusement ce type d’opération marketing en prétendant vouloir aller dans le bon sens… Mouais !

Et en parallèle de cela on découvre aussi que l’on se marre beaucoup chez Hadopi (sans doute pour attirer les jeunes et enfin combler le poste de community manager de la Haute Autorité) sur le dos des « clients »… Ainsi c’est Mme Mireille Imbert-Quaretta, magistrate à la tête de la CPD, qui va joyeusement encore se foutre de la gueule de ceux qui téléchargent et éprouvent un remord suffisant pour écrire à Hadopi…

Personnellement j’en connais qui sont passé chez MegaUpload à la place, vous pensez pas que c’est plus drôle ?

Et là encore imaginez ma tronche (gravatar toujours) en lisant ce que celle qui aurait été plus ou moins ma patronne si j’avais accepté de travailler dans les labs déclare à la presse… Ça fait toujours plaisir de voir son nom associé à autant de compassion et d’Humanisme non ? L’abandon de poste est une chose formidable, je vous l’dis moi !

Il est (beaucoup) trop tard pour tergiverser sur les applications d’une mauvaise loi, et ce n’est pas en lisant que ceux qui la font appliquer se foutent des justiciables que vous convaincrez ceux qui s’opposent (et s’opposeront toujours) à cette loi, parce qu’elle est dangereuse, de vous rejoindre !

Mes bonnes résolutions pour 2011

Bon en général on ne les tient jamais, donc je vais éviter de rentrer dans des délires irréalisables et me cantonner aux projets déjà en cours que j’aimerai relancer…

En 2011 je vais donc :

  • Relancer CensorCheap
  • Participer à un projet qui rendra Hadopi et les majors verts de rage en facilitant les échanges légaux de biens culturels tout en rétribuant les artistes et en soutenant des associations caritatives
  • M’impliquer un peu plus encore dans la lutte pour nos libertés fondamentales
  • Finir mon bouquin
  • Finir de dégager la pub à droite à gauche sur mes divers sites au profit de Flattr
  • Lancer quand même un ou deux projets perso
  • Commencer à vous faire découvrir mon monde musical à travers des playlists partagées ici
  • Répondre à mes 350 mails en attente (désolé ^^)
  • Arrêter d’arrêter de fumer

Et si je pense à d’autres choses j’éditerai 🙂

Et vous, vous faites quoi en 2011 ?

Transparence sur l’affaire de Zahia.fr

Certain d’entre vous l’ont vu sur Numerama, d’autres le découvriront demain dans la tribune, et pour les derniers je vais vous l’apprendre ici : je suis propriétaire du nom de domaine zahia.fr et ai décidé de porter plainte après qu’il ait été fait une demande de censure sur le site. Je tiens à expliquer ici tous les tenants et aboutissants de l’affaire.

MAJ 23/12/10 – 10h45 : Je tiens à préciser que je ne demanderai pas d’argent au procès ou dans ma plainte, juste la justice et que je viens de proposer ma démission au PP si les membres jugent qu’elle est nécessaire j’assumerai les conséquences et me retirerai (sans pour autant arrêter de bosser pour le PP).

J’ai créé ce site en avril dernier, je ne m’intéresse pas au foot ni au people… Par contre les blagues que je lisais sur Tweeter me faisaient marrer et le nom de domaine zahia.fr était libre… Je l’ai donc pris et ai codé en une nuit un site à caler dessus pour agréger les tweets contenant le mot « zahia ». Deux buts à cela : me marrer (oui toujours, et ceux qui me connaissent peuvent en témoigner) et tester l’api tweeter… Et là franchement je l’admet : j’ai copié le principe de #jeanSarkozyPartout… Parce que ça me faisait marrer…

Donc, je ne décide pas du contenu du site ni n’y participe : le contenu est posté par les utilisateurs de twitter et le choix de les conserver par les votes des internautes. Tout est automatique et à aucun moment il n’y a de validation humaine dans le process…

Mais il y a de la pub, donc je suis un gros profiteur…

Remettons les choses en contexte : le site m’a coûté la location d’un serveur + un nom de domaine + 6 heures de dev… OK c’est pas énorme mais j’ai eu le reflexe malheureux de foutre de la pub. Question : combien ça m’a rapporté ? Réponse en image :

Et le CSV qui correspond est ici : report_zahia_fr.csv

Alors non le succès ou pas de la monétisation du site ne justifie pas son propos. Mais j’assume tout à fait son propos, ce que je n’assume pas c’est que l’on me qualifie de profiteur alors que je donne une grande partie de mon temps à des sujets qui m’intéressent sans jamais réclamer un seul centime, que j’ai supprimé la publicité sur mon blog, que je suis donateur régulier de plusieurs assocs à but non lucratif, …

Si le site avait eu du succès je ne sais pas ce que j’aurai avisé très franchement, par contre ce que je sais c’est que je paye actuellement 2 serveurs dédiés, 2 serveurs mutualisés et plus de 60 noms de domaine de ma poche et que ces frais ne sont pas couverts par l’argent que je touche via Flattr ou les quelques pubs qui restent sur mes sites… Que voulez vous, je suis pas doué en monétisation !

Tu lui tapes quand même sur la gueule, c’est mal…

Je ne tape sur la gueule de personne, j’ai ris à des blagues sur twitter j’ai créé un outil pour les collecter… Que le premier qui n’a jamais ris à une blague au dépend d’un autre me jette la première pierre… S’il y avait eu du contenu juridiquement répréhensible et que l’avocate de Mlle Dehar me l’avait signifié correctement je l’aurai supprimé, sans protester le moins du monde.

Pourquoi tu as fermé le site ?

Parce que j’ai reçu une mise en demeure et que j’attends l’avis de mon avocat sur celle-ci avant d’envisager une réouverture (sans pub). En somme je me conforme à la loi.

Cependant il y a des points de la mise en demeure en question qui me posent un grave soucis : si la demande de censure avait été sur des contenus particuliers et motivée correctement en vertu de la LCEN il n’y aurait eu aucun soucis; en l’espèce on m’a demandé de fermer le site sans aucune distinction sur le contenu litigieux ou non.

C’est du celebrity squatting !

Sauf que non parce que : je ne cite jamais le nom de la personne en question sur le site (il l’est dans les tweets mais ça c’est pas vraiment moi qui contrôle ce que le monde dit sur tweeter), je ne me fais pas passer pour elle, et je n’ai jamais eu pour ambition de revendre le site à la personne en question…

Ensuite se pose la question de savoir si elle est une célébrité ou non… Je suis parti du principe que non.

Et pour finir : au moment où j’ai acheté le nom de domaine rien ne présageait du fait qu’elle devienne célèbre ou pas, c’est un scandale qui aurait pu retomber en 48h… Au lieu de cela elle a vendu ses photos à Paris Match &co (oui du coup j’ai fait des recherches… je suis ravi !) et la presse en a parlé plus longtemps… Mais aujourd’hui beaucoup se disent « ah oui elle existe » ou « c’est qui » en entendant parler de cette personne et pas « mais bien sûr ! »

Mais pourquoi tu ne lui file pas le nom de domaine ?

Parce que je ne supporte pas l’intimidation et que j’ai la chance d’avoir des bases juridiques qui m’ont permis de comprendre que l’avocate y allait au bluff… Des méthodes que je ne veux pas accepter de subir ! Quand ensuite j’ai compris que je n’étais pas le seul dans ce cas et que les autres avaient plié j’ai décidé de porter plainte pour tentative de censure.

On m’a ensuite proposé une solution à l’amiable que j’ai refusé (si j’avais été motivé par les thunes…)

Un dernier mot ?

Merci de ne pas faire l’amalgame entre moi, qui ai déposé ce nom de domaine et créé ce site en avril et ne suis devenu président du PP qu’en novembre et le Parti Pirate qui n’a strictement rien à voir là dedans…

Un bouquin crowdfundé sous licence libre ?

Ceux qui me connaissent le savent, pour les autres il va falloir que je me révèle un peu plus : vous ne me verrez que très rarement sans un bouquin sous le bras ou mon casque audio sur les oreilles. Je suis un mordu de culture et je dévore les livres comme la musique : à un rythme qui en surprend plus d’un.

Je suis aussi passionné d’écriture et j’ai ouvert ce blog pour pouvoir continuer à écrire après que j’ai décidé d’arrêter de travailler dans la presse. Le fait d’ouvrir ce blog n’était pas un choix, c’était une nécessité pour moi : j’ai besoin d’écrire !

Depuis tout jeune j’écris d’ailleurs, dans des carnets, des fichiers word (puis openoffice quand je suis devenu fréquentable). J’écris à propos de ma vie (mais ça vous ne le lirez jamais) et surtout j’écris de la fiction… Et cela j’ai envie de le partager.

J’ai donc pris la décision de m’atteler à un premier roman et commencé à faire les démarches dans ce sens. J’ai trouvé un éditeur (In Libro Veritas), j’ai discuté avec un graphiste (Geoffrey Dorne) pour la couverture, et surtout j’ai commencé à écrire.

J’espère avancer de façon régulière pour boucler le machin aux alentours de juin prochain, ce qui m’amènerait à une sortie en septembre prochain, pourquoi pas pour mon anniversaire…

L’idée est bien sûr de proposer un bouquin qui rendre dans les valeurs que je défends depuis un certain temps pour la culture, et cela ILV le propose justement.

Le livre sera disponible au format numérique, gratuitement sous une licence de mon choix (CC-BY-SA je pense) et en version papier pour le prix de mon choix (prix fixe + royalties à ma convenance). J’ai cru comprendre que les royalties habituels dans le milieu du livre étaient de 12/13% – ce sera donc 6% pour mon livre… Après réflexion0% me plaisent plus… On va voir à foutre un système de don / Flattr pour récompenser l’auteur et non pas le dédommager !

Je n’ai aucune idée du format final du livre, mais s’il devait faire 200 pages par exemple cela voudrait dire que je gagnerai 52 centimes par vente, pour un prix final de 9.17€ (calculette ici). Le prix sera donc celui de ILV pour le format final du bouquin…

Et comme je n’ai pas envie d’assumer seul la charge de la publication (150€ pour ILV, un prix à définir pour le graphiste, la correction orthographique, …) j’ai pensé crowdfunder le projet à l’aide de la plateforme Ulule que je vous ai présenté il y a un certain temps déjà à hauteur de 500€, le reste du coût sera à ma charge.

Les plus gros contributeurs obtiendront bien sûr des avantages : bouquin dédicacé, pourquoi pas aller bouffer ensemble (en même temps ça il suffit de demander ^^), l’âme de mon premier né, …

J’ouvrirai cela dans quelques semaines, quand j’aurai un meilleur visu sur le projet.

En attendant je vous propose de télécharger (CC BY SA pour le moment) les vingt premières pages de ce bouquin en cours d’écriture (aka il y a des fautes encore et il va évoluer) :

Et je tiens à vous présenter mes excuses pour ce billet décousu mais on est dimanche matin, il est tôt, je suis KO 🙂

J’attends avec impatience votre feedback, tant sur le projet que sur les premières pages que je vous livre ici…

Edit de 15h30 : pas de royalties en fait, le droit d’auteur c’est hasbeen 😀