Archives mensuelles : juillet 2010

Petite réflexion sur les œuvres de l’esprit

Lorsque l’on parle de piratage on utilise souvent les termes divx, mp3 et depuis peu pdf sans réfléchir à ce qui se cache derrière tout cela… J’ai eu envie d’approfondir légèrement la problématique et de la mettre en parallèle avec un autre type d’oeuvres de l’esprit : la peinture et l’art en général.

Avant que les K7, les CD et toutes ces autres cochonneries existent, avant que le cinéma ne coute presque une heure de smic horaire, avant le DVD, avant le Blu Ray, l’accès à la culture était beaucoup plus restreint et passait par les canaux officiels ou par la présence physique de l’artiste.

Impossible avant 1906 de retransmettre autre chose que la voix par la radio. Il faudra attendre 1946 pour voir les premiers vinyles arriver sur le marché. Avant 1895 il était impossible de s’enfermer dans des salles obscures pour suivre les aventures d’un personnage de fiction. Et finalement, avant 1926 notre temps de cerveau disponible était réellement disponible…

En un mot, les industries que l’on sait aujourd’hui inadaptées au marché actuel ne sont pas si vieille : le cinéma faisant figure d’ancêtre avec un âge respectable de 115 ans…

Et avant cela ?

Avant que tout ce pan de la culture ne cède au mercantilisme primaire et que les intérêts personnels prévalent sur ceux du public, les gens se déplaçaient. S’ils voulaient écouter de la musique ils allaient à un concert, s’ils voulaient voir une histoire ils allaient au théâtre… Aujourd’hui encore essayez de pirater une pièce de théâtre !

Avant cela on payait les artistes pour une performance, et pas pour une version rééditée de ladite performance…

Je sens les boucliers se lever et je me dois de mettre les choses au clair tout de suite (pour ceux qui ne me connaissent pas) : le cinéma est une invention magnifique, je ne peux pas vivre sans lui et je ne saurai faire la liste complète des moments de bonheur que le septième art a apporté dans ma vie !

Il n’en reste pas moins que le droit d’auteur créé initialement pour protéger une œuvre de l’esprit sur une durée permettant à l’artiste d’en vivre a changé de visage pour se transformer peu à peu en rente à vie – parfois même à mort, puisqu’il est de moins en moins rare de voir les héritiers d’un artiste toucher des royalties grâce aux lois de certains pays très avantageuses (la France incluse). Continuer la lecture

Comment télécharger ? Ethiquement ou sécuritairement ?

Je pestais il y a peu contre certaines boards Warez d’où l’esprit communautaire a disparu pour faire place à la loi du profit, RwwFR et PlugnGeek plus récemment pestent, avec raison, contre les entreprises qui proposent des services de Direct download (DDL), les newsgroups sont finalement du même acabit et le P2P va commencer à se raréfier… Alors comment faire pour madame Michu si elle refuse d’accepter la promotion vaseline de l’UGC du coin ? Petit tour d’horizon des solutions de téléchargements de distributions linux.

Le P2P (peer to peer)

Le peer 2 peer représente dans l’idée le système le plus proche de l’utopie : tout le monde est à la fois consommateur et distributeur, sur un pied d’égalité. Un système de quotas est très fréquemment utilisé sur les trackers (plateforme centralisatrices des échanges) améliorant les vitesses de téléchargement en fonction de la quantité partagée par l’utilisateur ce qui pousse effectivement au partage.

Cette méthode de téléchargement laisse des traces, beaucoup de traces, puisque votre IP apparaît régulièrement en clair pour établir des échanges avec les autres téléchargeurs / partageurs.

C’est aussi pour le moment la seule technologie qui est surveillée par l’Hadopi… Ceci n’ayant aucun rapport avec le fait qu’elle soit la plus transparente et donc la plus simple à fliquer.

Il est possible d’être accusé de téléchargement illégal via le P2P même si vous ne téléchargez pas « grâce » à des outils comme SeedFuck qui injectent de fausses IP sur le tracker, faisant croire à la présence d’un utilisateur qui n’est en fait pas là. Continuer la lecture

Apple annonce l’iToaster et l’iBread !

Aujourd’hui marque le début d’une nouvelle ère. Apple nous fait l’honneur de la sortie de deux nouveaux produits: le Magic Trackpad et un chargeur à piles. Vous avez été conquis ? Nous aussi. Ne vous levez pas trop vite: ces annonces ne font que commencer. A la manière de wikileaks nous avons (M. de Léséleuc et Paul Da Silva) eu la chance de mettre la main sur un autre produit Apple trouvé au détour d’une soirée un peu trop arrosée dans un bar. Et dans notre grande générosité, nous nous proposons de vous le présenter.

Après avoir révolutionné le lecteur MP3 avec l’iPod et réinventé le smartphone grâce à l’iPhone, Apple se devait de rester à la hauteur de son image. A n’importe quel prix ? A en juger par l’existence de l’iPad, il est permis de croire que oui. Alors si oser l’iPad rapporte, on peut également dire sans crainte qu’Apple peut tout oser. La preuve ? Nous l’avons eu aujourd’hui avec le Magic Trackpad et le chargeur à piles.

Last night, I had a dream

Un jour viendra, pas si lointain, où Steve Jobs ajoutera lors d’une Keynote « One more thing ». Et ce jour là, « Il » présentera ce qui révolutionnera notre manière de vivre: l’iToaster et son iBread compatible. Comme tous produits Apple, l’iToaster bénéficie d’un design sobre et épuré, mais résolument tendance. Cette extraordinaire pièce d’ingénierie trouvera sa place dans votre cuisine et agréera avec bonheur vos matins croustillants.

Attention toutefois, vous trouverez dans la boite un manuel vous expliquant comment tenir l’iToaster pour qu’il ne perde pas en puissance de cuisson. L’étui de protection thermique vendu séparément semble corriger le problème, et il est à l’étude chez Apple d’en rembourser l’achat à tous ceux qui rencontreraient des problèmes.

Bien sur, dans sa logique d’apporter la meilleure expérience de pain-grillé possible, l’iToaster n’est compatible qu’avec l’iBread – et inversement – vendus exclusivement dans les Apple Store. Compatible Wifi, l’iToaster est le premier grille-pain au monde à fonctionner avec des piles. Et comme un miracle n’arrive jamais seul, le chargeur de pile Apple vous assurera de ne jamais tomber en panne de batterie ! Continuer la lecture

Des nouvelles du front : pourquoi ce silence

Même si j’écris ici principalement pour moi, je me sens obligé, parfois, de vous informer fidèle lecteur de l’avancé de mes projets, de pourquoi je décide de m’exprimer publiquement, … Bref des fois je vous parle aussi – et justement, ce billet est pour vous (bah oui moi je sais déjà pourquoi je ne blog pas en ce moment).

Des projets web à ne plus savoir quoi en faire !

Bon alors ça vous vous en doutez : je travaille forcément sur plein de projets web. Pour le moment rien qui soit suffisamment abouti pour vous donner des aperçus mais il y a pèle mèle : une refonte du plugin WP pour Flattr (qui me plait pas), un plugin jQuery (presque fini), une série d’outils destinés au entreprises en ligne (simili-cloud), un site porno (bah oui il va quand même falloir que je m’y mette à l’occaz), un projet énorme dont je ne peux même pas parler, un autre projet légèrement moins énorme, mais dont je ne peux pas parler non plus (ça sent fort le teasing ici, les voisins font de la morue ?), … et je dois forcément en oublier !

Des livres

Alors ça c’est un rêve de gosse : j’ai commencé il y a peu à écrire mes premiers livres. Depuis le temps que j’améliore chaque jour ma vitesse de frappe à poster sur mon blog et surtout avant à écrire dans la presse, je me devais d’essayer de franchir le pas.

Il s’agira donc d’une collection d’ouvrages (quatre ou cinq) sur la création de sites internet (licence libre mais disponibles en version papier aussi) et d’un roman de fiction pour lequel je potasse sur une histoire depuis près d’un an… Je vous en reparlerai à l’occasion… Continuer la lecture

Bientôt une place de cinéma à plus de 10€ ?

Les 215 projectionnistes de France et les quelques personnes qui ont entendu parler de leur mouvement de grève sont au courant : la profession est en train de disparaitre pour laisser place au tout numérique. Au delà de la tragique question du replacement de ces employés sacrifiés (à raison) sur l’autel du progrès, ce changement pose un gros soucis économique qui va encore un peu plus taper dans le porte-monnaie des cinéphiles…

La logique voudrait que le passage au numérique (il était temps quand même non ?) entraine une réduction du coût des places : la technologie de projection étant plus simple à produire, les supports plus simples à transporter, coût de fabrication d’un Blu Ray Disc bien inférieur à celui d’une bobine (une fois la presse calibrée), l’investissement se faisant sur le long terme, … Il n’en sera rien !

En effet les supports numériques sont bien plus simples à contrefaire que nos chères bobines de 35mm et le passage au tout numérique va devoir s’adjoindre d’un renforcement de la sécurité des précieux films.

C’est un problème auquel les majors du cinéma ont répondu d’une façon plutôt brutale pour éviter les risques de fuites liés à la distribution en avant première des films à la presse par un watermark souvent très visible et incrusté sur l’image du DVD envoyé à chaque journaliste – souvent ce watermark incluait le nom et la rédaction dudit journaliste…

Mais là on ne peut pas vraiment se permettre de jouer au même jeu en salle obscure : qui irait encore voir des films si le nom du cinéma était en plein milieu de l’image… (C’est déjà assez chiant sur les divx ^^)

Aussi il va falloir renforcer la sécurité des supports sur leur trajet et penser un système anti-copie, avec toutes les failles que l’on sait déjà que cela représente (DRM si tu nous entends : LOL).

Dans la foulée, les technologies de copie des films étant à la portée de tous lorsque l’on parle de copier du numérique vers le numérique, le personnel des cinémas vivra sous une surveillance permanente des majors. On peut assez facilement imaginer (puisque ça se fait déjà sur l’analogique) un marquage unique de chaque support permettant d’identifier le cinéma d’où est issu la copie d’un film.

Dans la lutte anti-piratage c’est donc encore le consommateur final qui va devoir mettre la main au porte-monnaie pour engraisser un peu plus encore les majors qui eux vont diminuer leurs coûts de fabrication…