Le point sur Hadopi et le FreeWifi
Cela fait trois fois (dont ma propre mère) que je vois des Internautes se faire allumer par la Hadopi pour un usage frauduleux de leur FreeWifi. L’incompréhension semble la règle alors je vais essayer de clarifier le truc (avec la réserve que je ne bosse pas chez Free et pense juste avoir compris comment cela fonctionne).
Concrètement lorsque vous ne le désactivez pas (activé par défaut), votre Freebox se comporte comme un hotspot accessible à tous les abonnés Free qui partagent eux aussi leur accès. Une adresse IP publique est dédiée à ce hotspot – donc si un voisin profite de votre accès via ce hotspot il n’aura pas la même adresse IP que vous.
Sauf que ce voisin, comme vous d’ailleurs, pour profiter de l’accès au hotspot, dispose de codes l’identifiant (numéro de client et mot de passe choisi par l’utilisateur). Ces identifiants ainsi que les IP dédiées au FreeWifi sont connus de Free qui fera le match avec le client à qui appartiennent les codes utilisés et non la passerelle (la freeboite).
En l’occurrence quand un FreeWifi est flashé, même si il utilise votre freeboite, c’est à priori la personne à qui appartiennent les codes qui sera incriminé par la Hadopi pour des faits de non-sécurisation de sa connexion.
Bien sûr cela est tout à fait illogique puisque les codes en question sont parfois très simples (pour s’en souvenir partout où l’on est), que certains sont dispos sur le Net et surtout parce que la connexion d’un abonné peut être (dans la mesure du possible encore une fois) tout à fait sécurisée et ses codes FreeWifi dans la nature (de son fait ou non – exemple : http://pastebin.com/5pC6TAh8).
Bref encore une connerie de la Hadopi, mais oui : on peut se faire flasher en FreeWifi (que l’on télécharge ou pas d’ailleurs, mais ça c’est le principe même de la Hadopi !)


