Archive pour la catégorie ‘Internet’

Nettoyer le paysage politique et instaurer la censure – le guide pratique

Par Paul le Jeudi 19 août 2010 à 19 h 30 min :: Internet

Il y a déjà de cela un certain temps je vous proposais un guide pratique vous expliquant comment monter une board warez. Aujourd’hui j’ai décidé de remettre le couvert mais vu que vous avez gagné en assurance je vous propose un autre sujet, plus ambitieux : contrôler l’opinion publique !

Comme le précédent guide celui ci est le fruit d’une réflexion personnelle et toute ressemblance avec des personnalités, partis politiques ou pays existants serait fortuite et bien malheureuse…

Être à la tête du pays dont vous voulez contrôler l’opinion

Ah bien oui, c’est tout de suite plus compliqué que mon premier tutorial, mais les enjeux ne sont pas les mêmes non plus. Pour arriver à faire ce que je vais essayer de vous enseigner ici il faut déjà que vous contrôliez certains aspects du pays à asservir mais je vais vous expliquer comment allez plus loin.

Vous aurez donc plus de facilités si vous avez des amis bien placés, de préférence riches, et qui partagent votre soif de pouvoir et de contrôle. Avoir occupé vous même des fonctions de choix peut aider aussi, que le public connaisse déjà votre nom…

Bref passons cette étape qui, si elle est la plus difficile, n’est pas la plus intéressante. Débrouillez vous pour vous faire élire, ça ne fera que renforcer votre crédit auprès de la population à asservir (le peuple est con, c’est bien connu).

Contrôler les médias

Là encore les bonnes relations peuvent aider, si vous connaissez quelques patrons de chaîne de télévision, de radios ou de presse papier soudoyez les. Offrez leur des avantages, du bon temps à vos côté, des crédits d’impôt, … Faites preuve d’imagination mais faites en sorte d’avoir la main mise sur les médias contrôlés par vos amis et de faire des patrons de médias vos amis de façon générale.

Ne vous attaquez pas à l’inattaquable : les médias clairement dans l’opposition seront traités plus tard, pour l’instant attaquez vous à des cibles de choix mais qui sont déjà plus ou moins rattachés à votre cause.

Si vous jugez cela nécessaire affaiblissez la presse publique : ses finances, sa crédibilité, … Puis annexez la au pouvoir en décidant par exemple de placer vos amis (ceux qui ne sont pas déjà patrons d’autres médias) à la tête des différentes éditions.

Commencez à restreindre les libertés individuelles peu à peu

Très progressivement et le plus discrètement possible instaurez une politique sécuritaire pour rassurer les petits vieux, mais surtout pour vous permettre d’habituer le peuple à perdre les libertés si durement acquises au fil des années et des évolutions.

Un peu de misère sociale et d’insécurité (qu’elles soient réelles ou juste rabâchées par vos médias n’importe pas) vous aideront à faire croire que le pays va mal et qu’en ces temps difficiles le peuple devrait déjà s’estimer heureux d’avoir du pain sur la table.

Peu à peu faites de la liberté d’expression un fantôme du passé, une notion dont on se souvient mais qu’il est dangereux d’évoquer.

Diminuez les espaces de liberté

Internet est le fléau du XXIe siècle, il est par nature incontrôlable et permet chaque jour un peu plus aux gens de s’exprimer sans qu’aucun contrôle préalable ne soit effectué. Incontrôlable vous dites ? Pas tout à fait, à grand renfort de millions (milliards peut-être même) il est possible de filtrer les parties du net accessibles depuis un pays donné.

Mais au delà des questions technique vous allez vite vous apercevoir qu’une cohorte de citoyens et de journalistes non-ralliés à votre cause ne vous laisseront pas faire si vous n’avez pas de bonne raison de le faire. Enfin même si vous invoquez une raison elle sera mauvaise, mais en choisissant suffisamment bien vos raisons vous pourrez mettre en place le principe de filtrage et avoir un contrôle opaque dessus (donc aller au delà de la raison invoquée initialement).

Commencez donc par quelque chose de bien gras, bien indéfendable et qui donnera une image antipathique à vos opposants tant la morale réprime que ce contenu existe… Au hasard commencez par quelque chose qui touche la sensibilité de chacun : les enfants par exemple.

Créer un climat désagréable envers certaines communautés

Quand cela ne suffit plus passez à l’étape suivante : laissez paraitre des sites, voire des journaux qui s’en prennent nominativement à des communautés religieuses ou ethniques. Laissez mijoter un peu…

Puis faites couvrir ce nouveau phénomène par vos médias favoris (qu’est-ce qu’on ne ferai pas sans eux).

Le peuple est maintenant au courant : le racisme c’est mal… Il faut faire quelque chose !

Oh mais ça tombe bien : on a justement mis en place un truc il y a pas longtemps pour filtrer le net… Non parce que si les sites sont toujours existants mais qu’on ne peut juste pas les voir depuis votre pays ça suffit à contenter le peuple hein….

Et puis tant qu’on y est, pour marquer le coup, on va en profiter pour interdire les partis politiques que l’on tolère depuis des années sous couvert de liberté d’expression et d’opinion… de toutes façons tout cela n’a plus lieu d’être, et ça fera des votants en plus pour les partis restants.

Affaiblir et discréditer les partis restants

Dernière étape qui va vous permettre d’assoir définitivement votre pouvoir sur le pays : jetez le discrédit sur vos concurrents. Analysez les biens et trouvez les points de discorde internes aux différents partis pour tous les scinder en petites entités qui seront sures de ne jamais recueillir plus de voix que votre parti aux élections à venir. Celui-ci étant resté uni face à toutes ces épreuves il apparaîtra d’autant plus à même de gérer votre pays.

Si toutefois vos concurrents venaient à faire trop parler d’eux vous pourrez avoir recours à une solution un peu radicale : encourager vos amis riches mais qui n’ont pas la qualité d’être patrons de presse à ne financer de campagnes de publicité que dans les médias que vous aurez pré-approuvé vous même… Affaiblissant financièrement les médias d’opposition.

Enfin, en dernier recours, vous pourrez faire pression sur les groupes de presse que vous n’avez pas mis dans votre poche en leur promettant par exemple de finir dans la désormais plus si fermée, mais toujours aussi opaque, liste des sites dont l’accès est interdit dans votre pays. Ou de leur retirer le droit d’émettre ou de paraitre…

Sachant que vous avez le contrôle sur une partie des autres médias il vous sera possible de faire passer cela pour des soucis financiers dus à des incompétents à la tête d’un torchon dont la place était de toutes façons aux oubliettes…

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Comment télécharger ? Ethiquement ou sécuritairement ?

Par Paul le Mercredi 28 juillet 2010 à 13 h 00 min :: Hadopi, Internet

Je pestais il y a peu contre certaines boards Warez d’où l’esprit communautaire a disparu pour faire place à la loi du profit, RwwFR et PlugnGeek plus récemment pestent, avec raison, contre les entreprises qui proposent des services de Direct download (DDL), les newsgroups sont finalement du même acabit et le P2P va commencer à se raréfier… Alors comment faire pour madame Michu si elle refuse d’accepter la promotion vaseline de l’UGC du coin ? Petit tour d’horizon des solutions de téléchargements de distributions linux.

Le P2P (peer to peer)

Le peer 2 peer représente dans l’idée le système le plus proche de l’utopie : tout le monde est à la fois consommateur et distributeur, sur un pied d’égalité. Un système de quotas est très fréquemment utilisé sur les trackers (plateforme centralisatrices des échanges) améliorant les vitesses de téléchargement en fonction de la quantité partagée par l’utilisateur ce qui pousse effectivement au partage.

Cette méthode de téléchargement laisse des traces, beaucoup de traces, puisque votre IP apparaît régulièrement en clair pour établir des échanges avec les autres téléchargeurs / partageurs.

C’est aussi pour le moment la seule technologie qui est surveillée par l’Hadopi… Ceci n’ayant aucun rapport avec le fait qu’elle soit la plus transparente et donc la plus simple à fliquer.

Il est possible d’être accusé de téléchargement illégal via le P2P même si vous ne téléchargez pas « grâce » à des outils comme SeedFuck qui injectent de fausses IP sur le tracker, faisant croire à la présence d’un utilisateur qui n’est en fait pas là. Lire le reste de cet article »

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J’ouvre mon réseau Wifi à mes voisins grâce à Hadopi !

Par Paul le Dimanche 27 juin 2010 à 4 h 39 min :: Hadopi, Internet

Ce n’est un secret pour personne Hadopi prévoit de punir plus de monde pour la négligeance caractérisée [de sécuriser son accès internet] que pour de réels faits de contrefaçon. Mais cette notion n’existant pas encore (à ma connaissance) il a fallu légiférer et caractériser cette négligence caractérisée…

C’est chose faite depuis la publication le 25 juin 2010 du décret n°2010-695 « instituant une contravention de négligence caractérisée protégeant la propriété littéraire et artistique sur internet »…

Sauf que loin de me tenter de sécuriser mon wifi (par ailleurs jusque là protégé par une clef WPA toute bête), ce texte, que j’attendais avec impatience, me pousse à avoir une réaction toute autre : ouvrir mon wifi à mes voisins !

Pourquoi Hadopi me pousse au partage

Pour mieux comprendre voici la phrase sur laquelle je base ma démarche :

« Art. R. 335-5. – I. ― Constitue une négligence caractérisée, punie de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe, le fait, sans motif légitime, pour la personne titulaire d’un accès à des services de communication au public en ligne, lorsque se trouvent réunies les conditions prévues au II. »

La partie importante de cet article est la partie que j’ai mise en gras : « sans motif légitime ». Cette notion est très vague et laisse libre cours à pas mal d’interprétations. En effet, il n’est pas précisé qui apprécie si un motif est légitime ou pas ? Le présumé coupable ou la justice ? Lire le reste de cet article »

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Nouveaux financements : Yoook, Ulule, Kachingle, Flattr et les autres…

Par Paul le Dimanche 20 juin 2010 à 23 h 38 min :: Flattr, Internet, Web 2.0

J’ai eu la chance d’assister à une table ronde sur les nouveaux modes de financement à l’ère du numérique ce dimanche à Paris et le moins que l’on puisse dire c’est que c’était très intéressant – donc je vous fait un petit compte-rendu des projets qui m’ont plu en passant sur ceux qui m’ont moins enthousiasmé voire carrément dérangé…

Des projets que j’ai décidé de vous présenter deux sont dédiés au financement de la création à priori et deux à la rémunération de la création sur la base du volontariat par l’intégration de widgets sur les sites des éditeurs. Je ne vais pas vous présenter en détail chacun des projets (je sors quand même 6h30 de tables rondes qui m’ont un peu mis à genoux) mais revenir sur les points les plus intéressants des projets en question.

Yoook

Yooook travaille directement avec les artistes : il leur permet de gérer l’hébergement, la production, la diffusion et la monétisation de leur contenu. Jusque là rien de bien original mais c’est en une phrase de son créateur que l’on résume le mieux l’idée : « ne peut être gratuit que ce qui a déjà été payé ».

En effet la production de contenu artistique a un coût et doit aussi générer des marges si l’on veut que le domaine de la création reste attractif.

Yooook propose donc un modèle intéressant sur la base de plafonds de rémunération et de volontariat. Une partie du contenu est gratuit dès le début, une partie payante. Une fois un certain plafond atteint par le paiement lié au contenu payant ou par un système de dons directs, d’autres contenus gratuits sont déverrouillés pour tous. Enfin, passé un certain plafond l’oeuvre peut éventuellement passer dans le domaine du libre intégralement et sous une licence creative commons (obligatoire mais en laissant l’auteur fixer le palier en question). Lire le reste de cet article »

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#Montiel #Masson = même combat : rétrograde !

Par Paul le Mercredi 9 juin 2010 à 13 h 13 min :: Blogging, Internet, Web 2.0

Hier, 8 juin 2010, une folle rumeur est partie du réseau social twitter : Bernard Montiel serait mort. Comme à chaque fois (avec une apothéose pour le cas M. Jackson), la toile s’enflamme, les articles pleuvent et les vautours se ruent sur wikipedia pour se livrer à une bataille sans merci pour être « celui-qui-aura-édité-la-page-pour-annoncer-la-mort » alors que les modérateurs de ce même wikipédia défont chaque édition patiemment. Si bien d’ailleurs que maintenant les pages concernant des personnalités décédées récemment sont bloquées pour les utilisateurs non enregistrés ou enregistrés de moins de 4 jours.

Bref à la limite ça on s’en fout, c’est pas bien grave, des fausses rumeurs il y’en avait avant le net, il en aura après et personne n’en est mort (pour le coup).

Mais là où ça se gâte c’est que l’évènement semble avoir beaucoup marqué monsieur Montiel qui, dans une interview donnée à 20minutes.fr (qui fait partie des journaux qui se sont rués sur l’annonce pour publier une necro tant que le buzz est chaud), déclare « Je suis pour une levée de l’anonymat sur Internet ».

Donc je suis retourné sur Wikipédia pour voir la page de ce monsieur (ouep je suis pas trop téloche désolé) pour me rendre compte que le monsieur a été présentateur de Vidéo Gag pendant 13 ans… On va dire que ça a laissé des marques et on va mettre ça sur le compte du choc émotionnel combiné à un sens de l’humour TF1…

Mais cet incident me permet de faire un retour sur l’intérêt de l’anonymat sur le net et plus précisément l’inutilité et la dangerosité de son interdiction. Lire le reste de cet article »

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