Archives mensuelles : juillet 2011

Non je ne suis pas de gauche… désolé ?

C’est fou comme quand on prend parti contre des mesures débiles lancées par un parti mal dirigé et qui s’est perdu dans ses objectifs on est catalogué comme appartenant à celui d’en face, même s’il n’a « d’en face » que le nom… Raté, je m’en suis aussi pris au PS et il n’est pas plus que l’UMP ma couleur politique.

Actuellement si l’on veut voter il faut s’inscrire (presque automatiquement mais j’y reviendrai) dans le sacro-saint clivage gauche / droite. Si je devais m’y inscrire mon cœur d’entrepreneur irait plutôt à droite mais le parti majoritaire à droite n’est pas du tout ce qui représente pour moi une couleur politique dont le rôle est de défendre les entreprises pour créer de l’emploi et de la richesse.

Oui je suis un atroce capitaliste qui croit en les vertus de l’entrepreneuriat, n’ayant pas pour le moment eu la chance de voir un autre régime fonctionner mieux, je me dis que le moins pire est pas nécessairement mauvais dans ses principes – son application c’est autre chose.

Pire encore : le parti de droite actuel foule allègrement au pied des valeurs qui pour moi sont fondamentales comme les droits de l’Homme ou la Neutralité du Net (pour ne citer qu’eux). Mais encore une fois ce n’est pas mieux en face et le jour où un responsable du PS m’a dit mot pour mot « je n’en n’ai rien à branler de la misère humaine » je me suis dit que non, je ne suis définitivement pas de gauche… surtout avec une gauche qui « défend » le peuple plus par carriérisme que par conviction ou qui ne se définit uniquement par l’opposition aux projets de la droite.

Bref je suis bien emmerdé au moment de voter, et ce clivage gauche / droite m’insupporte chaque jour un peu plus. Il part en effet du postulat que l’on doit diviser en deux la population pour que certains soient délibérément mis à l’écart, trop cons, trop pauvres ou trop trop riches qu’ils sont pour participer au débat qui finalement les concerne aussi un peu quand même. Je suis d’autant plus emmerdé que j’ai bien conscience que les informations qu’ont la majorité des français est bien partielle et manifestement orientée (ne me dites pas qu’un téléspectateur de TF1 est en mesure d’avoir un jugement clair sur le pays dans lequel il vit) et que dans ce contexte le vote est finalement un jeu de communication des politiques et des médias plus qu’un choix réel et éclairé du peuple.

Pour le moment, à 23 ans, je n’ai voté qu’une fois : nul.

En 2012 je pense, si je suis toujours en France, que je me déplacerai pour voter. Mais je serai bien emmerdé pour choisir un candidat qui me plaise. Le seul mouvement d’ampleur (donc Parti Pirate exclu, parti auquel va bien entendu mon cœur) qui me paraisse rassembler au-delà de ce clivage nauséabond et contre-productif est le parti des Verts… Reste à voir s’il sera bien mon choix de 2012, pas sûr à l’heure actuelle…

Edit : une chose que j’ai oublié de préciser : je connais des politiques à droite comme à gauche, des militants aussi, qui sont des gens intègres et formidables… Ils ne sont bien sûr pas visés par ce papier et je les prie de me comprendre ou de me questionner 😉

Le racisme, cette valeur si française et obsolète

Certains le savent, d’autres non, la raison de mon absence de près d’un mois sur ce blog est due à mon implication dans un combat qui avait pour but de faire éclater un scandale politico-humanitaire sur fond d’omerta médiatique étonnante par son envergure : #Botzaris36. J’ai donc passé une semaine coupé de toutes technologies et à mon retour, anticipé car provoqué par des menaces de mort à mon encontre, me suis caché quelques jours pour que la tension retombe. Aujourd’hui encore j’évite de parler directement de ce sujet et je vais me pencher sur une valeur qui m’a réellement traumatisé dans ce combat pour un respect de la dignité humaine dans ce qui est encore mon pays : la France…

Par plusieurs endroits, voire de façon très directe (j’ai failli m’emporter suite à certains commentaires de mes proches), j’ai pu avec tristesse constater à quel point le racisme et la stigmatisation des étrangers étaient ancrés dans notre société supposée démocratique et défendre l’égalité entre être humains – français ou non, ce n’est pas la nationalité qui fait l'(in)humanité.

Le racisme est cette croyance ésotérique que l’on est meilleur que son voisin habitant parfois à quelques kilomètres de chez nous mais de l’autre côté d’une ligne naturelle ou non considérée par la politique comme la fin du périmètre d’action d’une représentation donnée.

Ainsi les Français peuvent être racistes des Italiens, les Marseillais des Parisiens mais peuvent également l’être les habitants d’un arrondissement de Paris par rapport à ceux de l’arrondissement voisin, ou même les habitants d’un appartement par rapport à celui d’à côté… Bref le racisme a une granularité différente en fonction du taux de pénétration du message rabâché par les médias ou les politiques (entre autres) poussant à croire que ceux qui nous sont étrangers sont responsables de notre malheur.

C’est bien connu que quand les chiottes sont sales chez moi, c’est de la faute à ma voisine !

Tout le raisonnement sur lequel se base le racisme est le déport de problèmes causés par nous-même sur d’autres en se basant sur des lignes imaginaires… Plutôt boiteux mais tellement efficace pour distraire la population de réels problèmes…

Il n’en reste pas moins une caractéristique commune à tous : Européens, Africains, Américains, Asiatiques, … tous… nous sommes tous humains, nous souffrons tous des mêmes problèmes, certains plus que d’autres, certains plus souvent que d’autres, … mais franchement, nous Français, sommes nous les plus à plaindre ? Avons nous le droit de refuser de reconnaitre ce caractère essentiel d’humanité à un étranger parce que sa couleur de peau n’est pas la même que celle de nos ancêtres, parce qu’il a un accent ou ne parle pas la même langue que nous, parce qu’il n’est pas de la même confession religieuse que nous ?

Et à l’heure où les frontières sont de moins en moins présentes dans nos pays riches (entre le Net et l’espace Schengen je n’ai eu besoin d’un passeport que cette année alors que j’ai déjà des amis à travers le monde et voyagé dans presque toute l’Europe) pouvons nous encore blâmer celui qui ne diffère pas tant que cela de nous finalement pour avoir eu l’outrecuidance de venir voir comment la vie se passe hors de ces quelques lignes qui devraient, selon toute logique, le condamner à être prisonnier à jamais d’une surface géographique définie mais qui n’a aucune légitimité humaine ?

En France tout particulièrement l’incompétence de nos dirigeants (à travers les années, pas seulement les 4 difficiles dernières qui ont largement aggravé le problème) nous a peu à peu poussés à ainsi généraliser les quelques cas dont on nous conte les histoires au JT de TF1 tous les soirs pour faire augmenter les quotas de minorités visibles à la téloche. Tout comme elle nous a poussés à croire que tout pourrait se résoudre en dressant un magnifique mur autour de nos bonnes valeurs franco-françaises. Si le racisme est de ces valeurs je pense qu’il faut effectivement construire un mur autour de la France, non pas pour empêcher d’autres de rentrer mais pour surtout stopper cette gangrène débile et éviter sa propagation à l’étranger… D’ici là il n’est pas trop tard pour ouvrir les yeux et dépasser le mode de réflexion que l’on tente de faire notre pour nous détourner de vraies questions autrement plus importantes.

Les frontières sont amenées à disparaitre, pourquoi ne pas commencer par se débarrasser de la connerie la plus nocive qu’elles aient créé ?

Quand la France devient la Chine, sous l’effet de 7 inconscients…

Le 7 Juillet 2011, de 15h à 18h45 a été votée, par 11 députés dont 7 se sont prononcés pour, le fichage de l’ensemble de la population française ainsi que la surveillance électronique et étatique de ceux-ci. Bienvenue en Chine !

Il aura donc suffit de 7 personnes (dont j’aimerai avoir la liste pour les remercier personnellement) pour que cette France qui n’est déjà plus que l’ombre d’elle même s’enfonce au plus profond de ce que la technologie peut faire de pire (tout en continuant de réprimer ce qu’elle peut apporter de mieux).

Ces sept personnes, que l’on va estimer avoir eu un coup de mou au moment de voter, ont donc maintenant à porter la responsabilité de ce qui va venir par la suite, et que je vais vous lire dans ma boule de cristal là maintenant tout de suite. Mais rappelons également que l’hémicycle est censé être peuplé de 577 élus qui touchent un salaire pour justement prendre part aux débats. Ce jour-ci, ils étaient 11. La faute en incombe donc tout autant à ceux qui ne sont pas venus parce qu’ils avaient piscine alors que le sujet extrêmement grave et relativement peu technique était abordé…

Je vois, je vois…

D’ici peu, quand cette putain de puce sera dans nos gentilles cartes d’identités [numériques] et que les technologies seront déployées et les fichiers peuplés de nos identités, empreintes et ADN, chacun de nos déplacements dans le virtuel ou dans le réel pourra être tracé (ce qui est déjà le cas avec nos téléphones portables ou notre chère carte bleue utilisée à outrance), un profil psychologique pourra être établi grâce à ces données dont facebook rêverait, notre société sera devenue bien docile…

Un beau serveur gérant tout cela sera interrogé souvent, donc facilement localisable, et pas toujours de façon légale. Il sera en effet la cible principale de beaucoup de personnes conscientes des enjeux financiers de le pénétrer pour se saisir de tout ou partie des données à des fins tout à fait honorables comme le vol (non non, pas l’usurpation, ça c’est so 2010) d’identité ou le recel d’informations confidentielles…

En fonction de ce qu’il adviendra dudit serveur l’économie comme la sécurité du pays dans sa totalité seront compromises avec une possibilité, en cas de réelle attaque façon fight-club, de faire s’écrouler littéralement le pays.

Je quitterai le pays des droits de l’Homme et essayerai de me faire nationaliser ailleurs pour renoncer à la citoyenneté française qui a fini de me faire honte aujourd’hui.

Merci donc à ces 7 députés qui ont œuvré ensemble à détruire notre pays.