Gravatar couramment utilisé Blog perso de Paul Da Silva

Je suis fier d’être un pirate

Posted on | janvier 19, 2011 | 27 Comments

De toutes part les lobbies de l’industrie du divertissement et les politiques essayent de nous faire croire que le mot pirate est sale. Que le pirate est un égoïste qui va gaver son disque dur du travail des autres sans aucune considération pour celui qu’il serait en train de « voler ». Je me revendique pirate et j’en suis fier, parce que la réalité d’un pirate est à des années lumières de cela !

La réalité d’un pirate est bien différente de ce que l’on veut nous faire croire pour protéger ceux qui sont finalement les plus néfastes à la culture : ceux qui vont décider de ce que vous écouterez, regarderez, achèterez demain… Ceux qui finalement font de l’argent sur le travail des autres sans aucune considération pour celui qu’ils sont en train de voler (vous remarquerez que les guillemets ne sont plus de circonstance).

Un amoureux de la culture et de la découverte

Le partage – ne me parlez pas de téléchargement – est un acte noble, il s’agit de faire profiter de ce que l’on possède à quelqu’un d’autre. Le partage à l’ère numérique a une portée philosophique encore plus importante à mon sens : on partage plus, on partage mieux et on partage avec d’illustres inconnus.

Si un modèle de société pouvait se créer sur ce principe à l’échelle mondiale (je ne parle pas de communisme où il reste un point central mais de réel partage décentralisé) on vivrait en pleine utopie. A l’échelle de la culture et de l’information on partage déjà, philosophiquement, l’essentiel (oui c’est plus important de manger mais on va se contenter d’une approche strictement philosophique).

Finalement quand je partage une œuvre, je ne fais qu’appliquer les préceptes enseignés par nos parents (enfin je ne sais pas pour les tiens mais j’avais intérêt à ne pas garder l’ordi trop longtemps quand je n’en n’avais pas encore une dizaine à moi tout seul). Internet a juste changé l’échelle de ce geste et la portée, à la base restreinte au seul cercle d’amis, s’internationalise et se diversifie.

On peut partager des informations avec un Chinois sur Twitter, on peut partager de la musique avec un Finlandais, … Les possibilités sont infinies et là encore c’est beau. J’ai toujours, à 23 ans et alors que je suis un pirate depuis des années, un petit frisson quand je lance mon client P2P – je sais ce qui se passe derrière et à quel point la technologie rapproche et cultive les gens.

Certains sont attachés à l’objet disque, ou au DVD et continuent à en acheter alors que la plupart commence à comprendre qu’ils se font joyeusement entuber. Moi je suis attaché au partage et je trouve qu’un disque en plastique ou une interface de commerce en ligne sont froids et n’apportent rien…

Un intérêt pour l’intérêt

Être pirate c’est avant tout être curieux. C’est peut-être même le seul point commun avec le hacker moyen avec qui on le confond trop souvent.

Je suis curieux de tout, je passe des heures chaque semaine à écouter de la musique de tous les pays, à découvrir des artistes, des cultures, des façons de penser, des gens, … Tout cela grâce au piratage !

Réfléchissez un instant à ce qu’aurait été le monde de la musique sans le piratage…

Personnellement je vois une dizaine de majors qui décident de ce que le peuple, ignare qu’il est, aura le droit d’écouter ou pas. Grâce au piratage, qui a mis les majors en question face à leurs responsabilités, des offres concurrentes au système centralisé de diffusion de la culture on commencé à émerger, des entreprises se sont fondées pour proposer de la musique libre, d’autres sur un business model tout à fait différent de la vente de CD physiques,…

A l’heure actuelle on dispose d’un choix jamais égalé pour se cultiver ou s’informer. Ce choix se serait de toutes façons élargi avec le développement d’Internet en soit, mais le partage à grande échelle a foutu un bon gros coup de pied au cul des acteurs en place et qui régissaient les goûts des populations mondiales.

Les pirates sont les vrais amis des artistes

C’est un constat que j’ai vu vérifié depuis trois mois que je suis à la tête du Parti Pirate : les artistes les vrais aiment à être piratés ! Un « artiste » qui se bat contre « le téléchargement illégal » est un business man qui ne réfléchit plus en terme de créations mais d’argent, et qui de plus réfléchit très mal !

Un point commun à beaucoup de pirates est le fait qu’ils produisent eux aussi, que ce soit des textes, de la musique, des photos, … et certains même de façon professionnelle.

Pour ma part j’écris ici, ailleurs, dans des bouquins (faut que je m’y remette), j’ai fait de la photo (plus le temps), j’aimerai faire de la musique, … Et croyez-vous que je m’offusquerai quand on me partagera ? Non ! Il faut, pour le bien de la création, que celle-ci voyage, qu’elle rencontre son public !

Pourquoi alors certains se battent contre cela ? Parce qu’ils ont trouvé un moyen de vivre de leurs créations et qu’ils ont peur que cela s’arrête… Mais si cela doit s’arrêter ce ne sera jamais parce que l’on vous partage trop, ce sera parce que votre public ne vous plébiscite plus. Quel meilleur moyen pour cela que de s’attaquer à la main qui vous nourrit sans réfléchir un instant à ce que le public, qui a justement permis aux artistes d’arriver à vivre de leurs création, va penser de se voir ainsi traité…

Mais surtout les pirates sont les seuls à demander à ce que les moyens de rétribuer la création évoluent et favorisent à la fois le public – ce qui permettra à celui-ci de continuer à profiter de la profusion de choix qui s’offre à lui – et l’artiste ! Les politiques et les lobbies n’ont finalement d’autres intérêts qu’eux même dans ce combat qu’ils mènent face aux pirates.

Toute personne clamant que le piratage tue la culture ou l’artiste est un démago qui sait très bien qu’il ment et pourquoi il le fait : la culture ou les artistes ne disparaitront jamais, les intermédiaires et les vendus oui…

Je suis un pirate et c’est probablement un des traits de ma personnalité dont je suis le plus fier !

Commentaires

27 Responses to “Je suis fier d’être un pirate”

  1. marou
    janvier 19th, 2011 @ 14 h 48 min

    J’avais assisté à un débat il y a quelque temps où les intervenants tentaient de faire un parallèle entre le partage sur Internet et des courants politiques existants (libéralisme, socialisme et surtout communisme comme tu le fais ici Paul).

    Ma réaction est la même qu’à l’époque : le partage sur Internet ne peut s’analyser avec ces anciens modèles car il ne s’agit pas de ressources matérielles mais numériques, dont on peut donc faire un très grand nombre de copies à coût quasiment nul.

    La principale principale raison pour laquelle le partage n’est pas du communisme (ou autre chose) n’est pas une histoire de point central dans ce dernier, mais tout simplement qu’en partageant avec quelqu’un je ne m’appauvris pas. Il y a génération de « richesse » ex-nihilo, ce qui est impossible avec des biens matériels.

    C’est aussi pour ça que le partage est quelque chose de magnifique.

  2. RilaX
    janvier 19th, 2011 @ 15 h 13 min

    Si tu as une pomme, que j’ai une pomme, et qu’on échange nos pommes; nous aurons chacun une pomme.
    Si tu as une idée, que j’ai une autre idée, et qu’on échange nos idées; nous auront chacun 2 idées …

  3. Didier
    janvier 19th, 2011 @ 15 h 34 min

    Il est difficile de ne pas faire un lien avec quelque chose de plus concret pour rassembler les gens autour du idée « numérique ». Je pense qu’il faut aussi se battre pour la liberté que nous laisserons à nos enfants qui utiliseront très naturellement l’outil informatique.

    Il est impossible de parler d’Hadopi ou de Loppsi sans parler politique en ce moment.

  4. antanof
    janvier 19th, 2011 @ 19 h 53 min

    OK Paul, les idées sont très belles.
    Maintenant moi qui suis musicien et qui vient de bosser pendant TROIS ANNÉES sur un enregistrement, trois années pendant lesquelles je n’étais pas rémunéré avec mon art bien sûr puisque ce temps je l’ai pris pour construire mon projet… imaginons que je balance ma musique sur internet il se passe quoi ?
    Les qques internautes découvrant cette musique vont spontanément m’envoyer de l’argent en comprenant que sans cela je ne peux plus créer ?
    Ta réponse m’intéresse !

  5. antanof
    janvier 19th, 2011 @ 19 h 58 min

    et autre chose, il ne faut pas oublier la mafia gigantesque que représente les producteurs actuels, ils contrôlent tout : les salles de spectacles, la com, la diffusion, les labels…
    Ils font comment les petits artistes auto-producteurs ? Ils achètent une salle de concert pour jouer ? Ils font un prêt à la banque (en tant qu’intermittent 🙂 la bonne blague) pour financer une campagne de communication ?

  6. antanof
    janvier 19th, 2011 @ 20 h 15 min

    J’ai un début de réponse à te soumettre mais qui ne plaira pas à monsieur tout le monde :
    l’art véritable n’est pas soumis aux lois économiques, van Gogh en avait rien à foutre de vendre il construisait son monde artistique, je crois savoir qu’il est mort pauvre, Vivaldi pareil, les exemples sont nombreux !
    L’œuvre d’art peut paraître moche à une époque et géniale à une autre, cela dépend de esthétique en vigueur.
    Un artiste qui ne plait pas à madame Michu va crever dans notre monde actuel, c’est évident et ça se passe sous notre nez à tous.
    Tant que le quidam aura le réflexe d’acheter ce qu’on lui propose dans les médias et ne saura pas distinguer par lui même le juste, le beau, ce qui a demandé du travail, le laid : on ne s’en sortira pas…
    A titre indicatif : pour faire un single (une chanson avec cinq accords) il faut 10 minutes à une personne qui connait les règles de l’harmonie musicale, pour composer une symphonie il faut une année… Qui le sait, qui se rend compte cette complexité ?

  7. Paul
    janvier 19th, 2011 @ 21 h 18 min

    Imaginons que tu balances ta musique sur Internet en effet, que ce passe-t-il ? Ton art, que tu as mis trois ans à produire, rencontrera un public (ou pas d’ailleurs, ça dépend de si ça plait mais là on est dans le même cas de figure en payant ou pas).

    Et ensuite quoi ? Ensuite tu peux proposer de la vente de CD, des concerts, … Les possibilités ne sont pas annihilées comme par magie parce que les gens connaissent ta musique, je dirai même plutôt qu’elles sont démultipliées non ?

    Ce que tu dis sur les majors était très vrai il y a quelques années, ça l’est de moins en moins et plus ça va aller et moins les majors auront d’influence (là encore grâce aux pirates). Quant à la communication, quelle communication ? Si tu as déjà un public et un outil pour communiquer avec lui – allez au hasard : Internet ? – de quoi as tu besoin de plus ? De passer à la télé ?

    Enfin je ne peux qu’acquiescer avec toi sur le fait qu’un artiste ne doit pas tabler sur sa création pour vivre : ceux qui en vivent sont une exception et piratage ou pas cela restera le cas…

  8. 0xm0z
    janvier 19th, 2011 @ 23 h 30 min

    J’aime à croire que certains artistes font ca par pure gratuité, mais d’un autre côté il est évident que si ont leur propose de gagner plus d’argent… ils seront très peu à refuser.
    Il faudrait donc avant tout prouver aux artiste qu’il peuvent se passer des intermediaires et que le partage sur Internet leur profite. Et pas seulement en terme de supplément d’âme, financierement.
    Je pense que des témoignages d’artistes (et pas seulement 3 ou 4), auraient une grande portée.
    Est ce que des sites comme Jamendo ne pourraient pas faire des « receuils » de témoignages d’artistes ?

  9. Kaz
    janvier 19th, 2011 @ 23 h 44 min

    Je suis d’accord et je partage intégralement la vision de Paul. Je dirais même que la finalité des majors et radios à l’échelle locale est minable, on ne decouvre rien avec eux de nos jours. Je suis un fan de musique Folk, Metal, rock, classique et je n’aurais sans internet et sans le partage jamais connu la moitié des artistes que j’ai acheté et/ou téléchargé.

    Concernant les majors et la multitude d’organismes et de metiers autours d’eux, il vont devoir un jour s’adapter/muer/mourir. La musique ne sera plus pareille, si je me fais emmerder chez moi soit en écoutant de la merde à la radio soit en étant traqué sur internet par leurs services, je les contournerais et j’irais vers les artistes libres (Ce que je fais déjà plutôt naturellement, la qualité des œuvres et de enregistrements étant franchement de mieux en mieux).

    Antanof, d’un coté, j’ai mon métier (Ou je fais aussi des logiciels libres) et de l’autre une passion qui nous permet de collaborer et de créer des logiciels entierement libres et gratuits, maintenues, fiables de qualité professionnel. Nous y travaillons depuis longtemps et l’investissement est très lourd finalement. Moi aussi je dois vivre, sauf que je préfère dissocier mes activités pour pas me mettre dans des positions indélicate. Il n’est pas orchestré de gagner de l’argent avec cela, même si parfois les opportunités arrivent… En gros, je prend le temps de vivre, d’organiser de regarder.

    Mon amie est écrivain mais c’est au second plan aussi. Mon meilleur pote est réalisateur (court métrage / écriture pour l’instant) mais ceci ne peut être son activité principale dans l’immédiat. La aussi des années de travail et des économies dignes d’un apport maison de dépensées.

    Ce partage est pour tous et sans condition ou obligation et on me le rend bien chaque jour ! A tiens debian passe en RC2 cette semaine !! 🙂

    Y’a des modèles, des métiers, des personnes qui se croient au dessus des autres mais c’est très rare. Moi je suis partisan d’un contact moins centralisé. Un grand kiff que de découvrir et s’échanger des sites de petit groupe excellent, de voir qu’ils ont mit un ZIP en téléchargement et qu’il te proposes de donner ou pas des ronds si t’aime bien ! Voir des dates de concerts, petits concerts dans les bars ambiances du coin ou dans les festivales.

    Moi je ne consommerais jamais la culture comme l’industrie le souhaite et je ne suis pas seul !

  10. mosquito
    janvier 19th, 2011 @ 23 h 52 min

    « Il est impossible de parler d’Hadopi ou de Loppsi sans parler politique en ce moment. »

    oui

  11. Shadows
    janvier 20th, 2011 @ 2 h 54 min

    @ antanof : tes réponses sont dans tes questions. C’est justement parce que les majors essaient de s’arroger le monopole du droit de vie ou de mort sur les artistes qu’il faut balayer les anciens modèles, innover et ne pas avoir peur d’aller a contre courant. Perso, j’achete directement chez les artistes qui s’autoproduisent. Et sur des sites comme Jamendo, bien que les oeuvres peuvent être téléchargées gratuitement, je laisse une contribution aux artistes qui me plaisent.

    @ Paul : d’accord sur ta vision du partage, pas sur l’adjectif utopique. Le partage est selon moi la seule issue viable pour le futur de l’humanité, que ce soit au niveau philosophique ou pas. Que certains veuillent s’approprier le maximum des richesses quitte à laisser les 3/4 des terriens crever est un modèle déjà en train d’être dépassé. Et ceci pour une raison simple : les opprimés sont les plus nombreux. On peut même dire qu’ils sont légions. Ceux qui ne veulent pas entendre ou changer feront comme les dinosaures, ils disparaitront, car c’est la loi de l’évolution.
    La piraterie au sens où tu l’ expliques est le parti pris d’ une ouverture visionnaire sur ce que sera le monde de demain. tu fais partie de ceux qui, prenant de l’avance , préfigurent ce que seront les terriens version 3.0
    Tu te dis pirate, soit, mais le terme est par trop galvaudé. Je t’appellerai simplement par rapport à ce que tu es : citoyen de l’Humanité.

  12. Pierre Grangé-Pradéras
    janvier 20th, 2011 @ 10 h 58 min

    +1, pour les artistes qui pensent comme toi.
    Merci et bravo pour ton article.

  13. sylvior
    janvier 21st, 2011 @ 9 h 52 min

    Après avoir lu l’article, si on est pas d’accord avec toi c’est parce que on sent visé par la critique. On se rend bien compte maintenant que le modèle est dépassé mais le pire dans tout cela c’est que les artistes qui sont contre le piratage généralement ils le sont juste car leurs majors leur ont dit de l’être car ça leur coûte de l’argent. Si les artistes pouvaient réfléchir par eux même on aurai pas de problème.
    Je comprends que les artistes qui débutent soient réticents à laisser leur musique en téléchargement libre car en effet on risque de pas gagner d’argent pendant un certain temps mais commencer par vendre un cd si personne connaît c’est même pas envisageable si on a pas des majors pour assurer les ventes.

  14. antanof
    janvier 21st, 2011 @ 15 h 08 min

    Vous m’avez tous convaincu !

    A bientôt !

  15. atuche
    janvier 21st, 2011 @ 15 h 20 min

    Je suis totalement d’accord avec toi ! Si plus d’hommes politiques avaient ce raisonnement, le monde en serait meilleur.

  16. Didier
    janvier 21st, 2011 @ 15 h 26 min

    Je suis également tombée sur une vidéo qui mérite d’être vue jusqu’à la fin. A l’époque déjà, ces personnes savaient ce qui nous attendait.

    Cette vidéo montre qu’on ne peut pas toujours faire une comparaison entre Internet et la vie réelle.

  17. Didier
    janvier 21st, 2011 @ 15 h 26 min
  18. Bouteille à la mer aux pirates de tous bords …
    janvier 21st, 2011 @ 16 h 42 min

    […] « ayants droit » et de l’autre les « pirates », à la faveur d’un billet de Paul Da Silva, je me prends à […]

  19. Dodot
    janvier 21st, 2011 @ 20 h 39 min

    La valeur d’un enregistrement musical est-elle encore monétaire ? Malheureusement pour les artistes et les producteurs, de moins en moins. Quasiment plus.

    Que peut-on y faire ? Recréer de la valeur de manière artificielle en obligeant les gens à payer ? C’est ce que tentent de faire les producteurs par l’intermédiaire de leurs amis les politiques. Personnellement, je crois que c’est voué à l’échec !

  20. antanof
    janvier 21st, 2011 @ 21 h 19 min

    @Dodot
    Un adage bien connu pour « obliger » les gens à payer pour un produit se trouve dans la manipulation médiatique de masse :

    « Tu viens au JT de TF1, madame Michu achète ton slip le lendemain… »

  21. itsme
    janvier 24th, 2011 @ 1 h 07 min

    Je ne suis pas certain de suivre l’ensemble des raisonnements avancés ici.

    Je rejoins l’opinion générale qui est que les systèmes de distribution de la culture tels qu’on les connaissait sont morts. Le numérique a révolutionné les comportements et le partage de l’information passe par désormais par Internet.
    Je suis d’accord aussi qu’il y a des abus. Le fait qu’un artiste ne touche que 10% du prix de vente sur son CD est abusif, et les droits d’auteurs sur une œuvre pourraient être réduits dans le temps sans que je trouve cela choquant.

    Y a quelqu’un avant moi dans les commentaires qui expliquait que si on échangeait chacun une idée, on a 2 idées, parce que c’est une ressource immatérielle. Mais mine de rien, l’idée initiale, faut bien qu’y ait quelqu’un qui s’emmerde à l’avoir, c’est ce qu’on appelle la propriété intellectuelle. (parce que bon, idée, idée c est vite dit, c’est pas un éclair de génie fugace, c’est se faire chier à tourner un film, à faire des recherches et à écrire un bouquin ou faire un CD, donc ça demande un peu de boulot).
    J’ ai l’impression que vous prônez une culture amateur, avec un autre job à côté pour assurer sa gamelle. Même si je trouve que c’est une bonne initiative que les gens s’essaient à créer, que ça permet de révéler des talents et qu’abondance de culture ne nuit pas, je comprends aussi que ça demande souvent un investissement considérable de temps et d’énergie et que par conséquent je ne suis pas choqué que des gens s’y consacrent entièrement (et que même si la situation est enviable, elle m’apparaît quand même précaire pour la majorité des artistes).

    Ensuite, vous parlez d’internet comme vecteur de culture, je suis d’accord. De plus, je salue votre investissement dans des modes de rémunération alternatifs, comme Flattr. Ceci dit, je pense que pour la majorité des gens, si on laisse l’alternative entre payer (même peu) et avoir un service similaire gratos, bah les gens ne paieront pas, tout simplement parce que l’argent est limité et que si les gens (et je parle aussi pour moi) peuvent faire des économies sur un point, bah ils les font.

    Donc je vous pose la question : comment rémunérer correctement les artistes dans ce contexte ? (si toutefois vous proposez de les rémunérer)

  22. Ces artistes volés que le piratage tue / #NeoSting
    janvier 24th, 2011 @ 3 h 37 min

    […] outil de promotion ? C’est en tout cas ce que semble penser le label LZO Records. Et puis, être un pirate sur le Ternet ne signifie pas être un assoiffé du download inculte, et irrespectueux. Voilà, votre bonne conscience, elle n’est juste pas consciente […]

  23. Gili
    janvier 28th, 2011 @ 0 h 11 min

    Excuse moi mais je penses que tu ne sais pas de quoi tu parles, mais toi qui aimes l’écriture, je peux te dire que tu maitrises en profondeurs le sophisme 😉

    Je ne vais pas épiloguer, car je sais que ca serais perdre mon temps malheureusement, ca fais longtemps que les vrais débats ont quitter la toile.

    Mais deux choses, la première, fournir une œuvre culturelle, fait avancé le patrimoine, la culture, la richesse esthétiques qu’elle soit acoustique ou visuelle, effectivement ca vaut de l’argent.

    Dans ton optique des choses tu te dis, oui moi aussi j’écris pourtant je le fais gratuitement, moi aussi je peux faire de la musique, et ca me dérangerais pas de la partager.

    Seulement tu oublies une choses, toi ton boulot c’est développeur web (apparemment) et tu ne vis pas de la musique, inversons simplement les rôles, ca te dis de me développer un framework php ? mais gratuit hien tu sais bien c’est le « partage ».

    Ça m’étonnerais que tu acceptes. Normal c’est ton moyen de revenu… Je pourrais te donner d’autre exemple sur ce point (ce que j’avais fais précédemment mais mon post s’est effacer), mais je penses que celui que j’ai donner ci-dessus te feras déjà un peu comprendre.

    La seconde choses, sais-tu comment fonctionne l’économie? car tu me dis que le musiciens qui est contre le téléchargement est un démagogie (je ne vois pas ce que la démagogie à affaire la dedans mais bon…), je ne sais pas si c’est vrais, mais je tenais à te dire néanmoins que ta réflexion est biaisé, et pas qu’un peut, tu sais ton « partage » qui payent les pots cassé en fin du mois ? c’est pas toi, c’est pas moi, c’est pas la major, c’est pas l’artiste, benh oui l’artiste il aura toujours des fan lui il n’y a pas de problème, non celui qui vas payer ton manque de conscience social, c’est le petit ouvrier qui travail dans une major et qui a rien demandé, mais bon apparemment ta reflexion ne vas pas jusque la.

    Tu dis dans ton post que il n’y a que les pirates qui pensent à des solutions alternative, hé bien encore une fois tu te trompes, apparemment les pirates ca réfléchi sur tout et sur rien mais sans vraiment savoir de quoi ils parlent, enfin c’est l’exemple que tu m’en donne. Mais bon, je terminerai par un de tes premiers points, tu dis que tu ne télécharges pas mais que tu partages… non tu télécharges je suis désolé, si après tu as envie de partager, tu le partages, mais la première étape est bien le téléchargement.

    Mon précédent post faisait des km et était un peu injurieux, car en plus de dires des bêtises, tu y crois, et tu les partages sur le net, qui vont surement avoir des répercussion sur les personnes qui lisent ton post et qui n’ont pas toutes les bonne clef en main. Mais bon il s’est effacer et tant mieux ainsi, car ca ne sert a rien de s’énerver, des ignorants qui croient savoir il y en a partout et j’en fais surement partie, mais quand je ne sais pas je l’ouvre pas

    Bonne soirée à toi

  24. Paul
    janvier 28th, 2011 @ 1 h 22 min

    @Gili : Comme toujours je suis ravi de voir des opinions contraires aux miennes et je vais te répondre ici.

    Effectivement il ne sert à rien d’être injurieux, du reste tu dis que je ne connais pas le sujet alors que je m’y intéresse depuis des années discutant avec tous ses acteurs : de la Hadopi au président d’Universal, des artistes, des directeurs artistiques dans des majors ou chez des indépendants, des pirates, … J’ai rencontré des gens de tous horizons liés à ce milieu et si je ne connais pas tout du milieu j’en ai quand même un aperçu très complet…

    Pour ce qui est de l’argument du framework gratuit j’ai une mauvaise nouvelle pour toi : j’en ai justement un en préparation… J’attends juste d’avoir plus de temps encore à y consacrer pour parachever certaines choses et écrire la doc nécessaire à cela… En terme de temps de travail cela représentera plusieurs centaines d’heures de travail que je vais donner pour rien…

    Oui mon métier est développeur web (entre autres) et oui à la fin du mois je suis payé de façon sûre et je ne fais pas que pour la beauté du geste. Mais tu manques un point formidable ici : je ne jouerai pas de sites web en concert, je n’en n’imprimerai pas sur des T-shirts, … Ah et je n’ai pas de subventions publiques pour coder hein…

    Sur les employés de majors qui se retrouvent au chômage je suis triste pour eux, je discute avec certains sur Twitter notamment et je les apprécie sincèrement. Néanmoins j’ai été triste aussi pour les employés des usines de K7 quand celles-ci ont fermé… L’obsolescence a cela de beau qu’elle est toujours remplacée par quelque chose de nouveau, et en l’occurrence par la création d’emplois aussi…

    Sur les alternatives proposées par les pirates tu me dis que j’ai tort et basta… Bon bah j’ai raison et basta…

    Enfin sur le partage : non je partage, je ne télécharge pas. Le téléchargement induit un mouvement unilatéral alors que le partage est symétrique : je reçois et surtout j’envoie… En fait c’est le principe même d’Internet.

    Bref un bien long commentaire pour me dire que j’ai tort sans réellement avancer aucun argument, désolé mais là on tombe dans du sophisme 😉

  25. Kaz
    février 1st, 2011 @ 23 h 14 min

    Et le point de vue d’un compositeur. Ca vaut ce que ca vaut mais ca permet aussi d’avoir des points de vue et des approches différentes.

    http://valentin.villenave.info/Quelques-questions-sur-le-Libre-et

  26. Le petit Marocain
    décembre 15th, 2011 @ 20 h 14 min

    Bien dit. Le droit d’auteur des artistes tue la culture.

  27. dominique
    janvier 16th, 2013 @ 11 h 53 min

    Votre article est un bel éloge du partage.
    Le partage n’est guère une utopie. Preuve en est « Marinaleda ». (pour en savoir plus écouter le reportage sur : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2200)
    Comme vous le dites, l’ouverture sur les autres cultures est fondamentale.
    J’ai la joie de vous partager un site que j’ai consacré à celle des BARA, dont la totalité du contenu n’est pas protégée comme propriété intellectuelle…
    Bon voyage dans le sud de Madagascar !

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Edito

Ancien journaliste, ancien entrepreneur, ancien (ir)responsable Pirate, actuel citoyen qui s'intéresse à la politique et à son évolution.

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