Gravatar couramment utilisé Blog perso de Paul Da Silva

Paranormal Activity, Paranormal business model

Posted on | octobre 19, 2010 | 5 Comments

J’ai halluciné un peu en voyant que Paranormal Activity 2 était sur le point de sortir, considérant le premier comme l’un des pires films dont le septième art ait accouché. Mais l’expérience derrière le film vaut le coup que l’on revienne dessus.

Autant sur le domaine de la musique on est presque tous d’accord pour dire que l’époque est à une révolution complète du business model et que l’on peut plus ou moins se passer de producteur pour cela (je vous dirait ça plus en détails quand j’aurai lu le livre de Pascal Nègre), autant pour le cinéma les sommes en jeu sont telles que l’on a tendance à prendre des pincettes pour parler de révolution du business model.

Je vous propose ici une réflexion basée sur une histoire vraie (contrairement au navet sur lequel je vais m’appuyer) : la naissance de Paranormal Activity. Pour ce faire on va décrocher mon outil préféré : IMDb et plus précisément la page « Business » souvent très riche d’enseignements (mais moins intéressante que « Fun facts » je vous le concède).

Sur cette page on peut relever deux chiffres très intéressants : le budget et les recettes au box office (USA only), soit respectivement $11.000 et environ $108.000.000 au 17 janvier 2010. Non il n’y a pas de faute de frappe, ce film a bien fait des recettes extraordinaires avec un budget initial ridicule.

Oui c’est un cas à part, non le cinéma ne se porte pas si bien que l’on puisse voir les mêmes chiffres pour tous les films… Mais quand cela arrive, ne serait-il pas judicieux d’en profiter pour aider la filière du cinéma (comme je l’ai déjà suggéré à propos de la franchise Star Wars) qui serait, d’après certains, en grande difficulté ?

Et surtout, quand un film fait un tel profit, qu’est ce qui peut bien justifier la sortie d’un DVD au prix exorbitant de 20€ (en promo à 12.99€ si vous voulez manger du navet ce soir) ?

Enfin je vous invite à regarder la page « Business » du second opus de cette nouvelle série qui n’en finira pas (au moins SAW 6 avait un intérêt dans le titre) pour constater que si une leçon aurait pu être apprise dans tout cela ce sera surement pour la prochaine fois…

Finalement c’est encore un faux problème qui est posé par la question du cinéma : on peut faire un film pour un budget raisonnable (Avatar mis à part – et il a été largement amorti lui aussi), il suffit de rationaliser la profession, d’arrêter de payer les acteurs plusieurs décennies de salaire moyen pour quatre mois de tournage et de prendre conscience du fait que l’avenir de la création passe par sa richesse et sa diversité, pas par le nombre de superstars à l’affiche ou la quantité d’hélicoptères qui explosent en vol…

Il est tout à fait possible d’envisager une licence globale qui couvre à la fois la musique (et pas le CD), le cinéma (et pas les cinémas), et la littérature (et pas les livres) – j’y reviendrai pour ce dernier point – si ces divers milieux sont prêts à s’adapter à leur public et à l’économie du marché actuel et si les états, la France en tête, arrêtent d’investir des fortunes dans la défense d’intérêts privés pour les investir à la place dans la création ! (Hadopi = 12M€, bientôt 14M€ + un crédit d’impôts de 30M€ par an !)

Commentaires

5 Responses to “Paranormal Activity, Paranormal business model”

  1. Tengu
    octobre 19th, 2010 @ 13 h 02 min

    vrai que les salaires de ces « stars » de cinéma sont complètement hors de proportion.
    Remarque, c’est pareil quand tu paies des habits :
    avec marque, c’est 100€
    même modèle à 2-3 détails près, SANS marque : allez, 50€…

    -.- payer pour des marques, y en a marre (on peut considérer les stars comme des marques, à force).

  2. tth
    octobre 19th, 2010 @ 13 h 20 min

    Pour les DVDs, (un média que j’adore, parce que vautrage sous la couette pour regarder), j’ai depuis longtemps choisi mon camp : le marché de l’occasion. Bon, d’accord, j’habite une grande ville, où c’est certainement plus facile que dans un petit village des Cévennes, mais il y a aussi trois bonnes raisons pour ce choix.

    1) Quand on va chercher un film quelconque, avec mes deux gamins, on passe facile une demi-heure à fouiller les bacs, à choisir, à sélectionner collégialement avant de séléctionner deux ou trois titres.

    2) Quand on cherche un truc dont on a un vague souvenir, en général un des vendeurs de la boutique arrive à nous retrouver le titre. Et dans certaines boutiques, ces vendeurs sont de _vrais_ cinéphiles !

    3) Comme c’est de l’occasion, mes sous ne tombent pas dans la poche des « majors », mais dans les poches d’un vrai commerce de proximité, du genre de ceux qui renforcent les liens entres les gens.

    Ce qui ne nous empêche pas d’aller régulièrement au cinéma, puisque pour voir de beaux films sur de beaux écrans, il faut aussi payer les gens qui les fonts et qui les duffusent.

  3. Mumu
    octobre 20th, 2010 @ 10 h 36 min

    C’est un peu la course au Projet Blair Witch.. Peu de budget, gros bénéfices!
    Ca serait intéressant de voir si Paranormal Activity a battu le Projet blair Witch ^^

    Sinon un lien qui pourra peut être t’intéresser ..

    http://boxofficemojo.com/

    Si tu veux plus de détails sur le coût des films et leurs bénéfices. Mais je dois avouer que je n’ai jamais fais attention à la section « Business » d’IMDb. Je ne pourrai dire si c’est mieux, moins bien ou équivalent.

  4. cynoque
    octobre 21st, 2010 @ 2 h 02 min

    Quand on se passe volontairement de twitter et qu’on veut répondre a un twitt comment qu’on fait hein ? Et bé on passe par les commentaires du site du twitterer… :

    Paul_Da_Silva : Bon j’ai envie de lire le livre de @Pascal_Negre mais pas envie de rapporter de l’argent à son auteur… Comment on fait dans ce cas ?

    @Paul_Da_Silva LOL! De toutes façon vu qu’il a sans doutes du prendre un nègre… (pas sur la tête)

  5. Ploum
    novembre 22nd, 2010 @ 16 h 30 min

    Le salaire des stars est certes indécent mais cela ne découle-t-il pas tout simplement de la loi de l’offre et de la demande ?

    Le producteur calcule que : recette du film avec bruce willis – prix de bruce willis > recette du film sans bruce willis.

    Donc au final, ne sommes nous pas, public, entièrement responsable de cet état de fait ?

    Pourquoi les producteurs/acteurs changeraient-ils une recette qui gagne ?

    C’est pas évident comme problème je trouve.

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Ancien journaliste, ancien entrepreneur, ancien (ir)responsable Pirate, actuel citoyen qui s'intéresse à la politique et à son évolution.

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