Comment Windows a ruiné ma productivité

Je sais que j’avais promis de poster plus régulièrement… Mais apparemment je ne suis pas de ceux à qui on peut faire confiance sur ce genre de choses.

Et comme je fais les choses bien, je vais (essayer de) reprendre un rythme normal en commençant par un billet anti-windows !

Depuis que je travaille (et ça commence à faire un bout de temps quand on y pense), j’ai toujours eu la chance de choisir mon poste de travail ainsi que les logiciels / systèmes que je voulais utiliser. Dans un premier temps parce que je travaillais depuis chez moi, ensuite parce que je travaillais dans une petite entreprise et plus récemment parce que j’étais le patron de ma petite entreprise…

Sauf que tout cela a changé depuis peu et je dois maintenant me plier aux exigences de mes supérieurs et par conséquent utiliser Windows…

Et c’est là que l’on se rend compte que les habitudes prises sous Linux manquent très vite. Résumé des petites choses qui cassent littéralement la productivité.

Le clic molette

Je pense que c’est ce qui me manque le plus ! C’est pourtant tout bête et apparemment superficiel, mais quand un texte est sélectionné sous Linux et que l’on utilise le clic molette sur une zone de texte éditable (formulaire html, logiciel d’édition de texte, …) le texte sélectionné se copie/colle comme par magie dans ladite zone !

Résultat on économise un copier/coller et surtout on peut garder dans le presse-papier une information plus importante que le fragment de texte que l’ont veut copier. En quelques sortes on dispose de deux presse-papier.

Encore la molette, mais cette fois-ci pour scroller

Et là c’est le drame ! Sous Linux, quelle que soit la fenêtre active, le scroll s’applique sur la partie de la fenêtre directement sous le pointeur de la souris, que cette partie appartienne à la fenêtre active ou non.

Sous Windows il faut d’abord sélectionner la fenêtre (voire la portion de fenêtre) que l’on veut faire défiler avant d’espérer voir quelque chose bouger… Résultat, quand je suis sous Eclipse, partie explorateur à gauche et code au milieu – que la partie code est active – il m’est impossible de parcourir la structure du projet sans « gâcher » un clic…

Le ALT+F2, arme suprême des accrocs du clavier

Je me suis un peu plaint de la souris, passons au périphérique (geek mis à part) que j’utilise le plus : mon clavier. S’il est une combinaison de touches que l’on peine à perdre sous Linux c’est le fameux ALT+F2 (sous Windows ce serait ctrl+alt+del).

Pour ceux qui ne ne sont pas familiers avec l’environnement, la combinaison permet de déclencher une mini-invite de commande, permettant elle même de lancer l’application de son choix. Inutile de dire que c’est super pratique pour ne pas avoir à cliquer à quatorze endroits du menu démarrer pour enfin atteindre son démineur !

Et quand il faut installer un soft…

Linux a un nombre infini d’avantages et de petites astuces qui me font le préférer à notre cher Windows. Mais s’il en est un qui est difficile d’oublier (je sais j’ai dit ça pour presque tous les items de cet article), c’est le gestionnaire de paquets.

Encore une fois j’explique rapidement pour ceux qui n’ont pas encore eu la bonne idée d’économiser 100€ de licence : le gestionnaire de paquets permet de gérer tous les logiciels installés sur l’ordinateur. Et ce de la recherche d’un soft intéressant à la surveillance et l’installation des mises à jour.

Sous Windows, j’ai eu plusieurs logiciels à installer (oui j’ai la chance d’être administrateur sur mon poste). Et là on se rend vite compte qu’il n’existe qu’une solution : Internet… La plupart du temps ça se finit sur telecharger.com, mais souvent on peut se retrouver sur des sites pas super rassurants – à se demander si on va pas avoir le droit à un virus gratuit offert avec son filezilla…

Une gestion approximative du dual-screen

Pour travailler correctement en développement web il faut un minimum de deux écrans. Et là où mon fidèle Ubuntu gère fièrement et relativement simplement (bah oui faut quand même penser à installer les pilotes) trois écrans 24 pouces full HD (soit une définition totale de 5760×1080) la gestion du dual-screen sous Windows reste très approximative, même pour deux petits écrans.

Petit exemple pour la route, il est impossible de déplacer une fenêtre en plein écran d’un écran à l’autre sans le réduire au préalable sous Windows. Pour pallier à ce soucis j’ai vu que certaines personnes installaient un logiciel (Ultramoon je crois) qui ajoute notamment un bouton sur la barre supérieure des fenêtres pour pouvoir la faire passer d’un écran à l’autre…

La navigation par onglets dans l’explorateur de fichiers

Les onglets ont été inventés par Opéra si ma mémoire est bonne il y a de cela plusieurs années. Il aura fallu attendre IE7 pour les voir débarquer sur un produit Microsoft, aussi je ne suis pas surpris de voir que cette fonctionnalité là manque aussi dans l’explorateur de fichiers. N’empêche que c’est super pratique quand on travaille sur plusieurs répertoires dont certains se trouvent sur des disques réseau. Actuellement il m’arrive de devoir jongler entre 4 instances de l’explorer là où une seule pourrait suffire si elle intégrait des bêtes onglets…

Et ce n’est là qu’une petite liste des inconvénients rencontrés pour le moment… Je passerai sur le temps de chargement, la nécessité d’installer de superbes logiciels comme WampServer pour disposer d’une solution Lamp ultra-lourde et bien moins souple qu’une bonne vieille install maison.

Je passerai aussi sur le reboot de midi quasi-obligatoire pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions l’après-midi (bah oui Chrome + Firefox + Eclipse c’est trop lourd pour tourner toute la journée).

Bref en un mot, je n’avais pas retouché Windows depuis des années et appréhendais un peu ce retour aux sources (le 3.1 me manque j’avoue) mais je peux me rassurer : je ne serai jamais tenté de rebasculer de l’autre côté de la force…

5 réflexions sur « Comment Windows a ruiné ma productivité »

  1. Max

    J’ai pu être (et suis toujours, d’une certaine façon) un pieu défenseur de la cause Windows, notamment lors de la sortie de 7. Il faut reconnaitre, et toi même le concèdera, qu’il s’agit ENFIN d’un Windows tel qu’on l’attendais -c’est à dire stable, performant et agréable à l’œil.

    Seulement, depuis mon retour à Ubuntu (enfin, je dis « retour », mais il serait plus exact de parler de « migration »), je prends pleinement conscience des détails que tu développes plus haut.

    Pire, j’en viens à ressentir une frustration équivalente à la tienne, après seulement quelques jours d’utilisations.

    Comme quoi, la simplicité et le confort, on s’y accoutume très rapidement …

  2. Totoffe

    Même si je partage l’argumentaire de ce billet critique, je dois tout de même nuancer un point. Il existe un équivalent de [Alt] + [F2] sous Windows, c’est [Touche Windows] + [R].

  3. Kenshin

    @qiyan : Mouais…stable, si on veut. N’empêche que c’est toujours une passoire et que…c’est Windows, tout simplement. Personnellement je ne veux plus d’un système si celui-ci n’est pas un Unix-like.

    C’est certain que ces petits détails de GNU/Linux font beaucoup. Quand je suis contraint à utiliser un Windows, c’est fou ce que le clic molette et le scrolling me manquent !
    Sans compter les petits trucs à côté qui rendent la vie plus facile. (les commandes spécifiques à Unix en l’occurrence)

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